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Histoire des mentalités

 

 20 juin, solstice d'été

 fête de la Saint -Jean

Origines , traditions et événements

Le 20 juin est le jour du solstice d'été dans l'hémisphère nord, donc c'est la nuit la plus longue de l'année . Cela fait référence à fête de la Saint Jean.

Le solstice d'été est fêté depuis longtemps. L'origine de cet événement est lié au culte du soleil. Les feux de solstices étaient à l'origine des fêtes païennes. L'église catholique a ensuite christianisé la pratique païenne, selon sa politique traditionnelle. ».

I) Histoire et traditions

Il faut remonter très loin dans l'Histoire pour retrouver les premières célébrations de cette fête.
Au temps de la préhistoire, nos « homos habilis « , nos néandertaliens et nos Cro -magnons ont du s'agenouiller, se prosterner devant le soleil pour le remercier ou pour l’implorer. A la merci des éléments, ayant peu de moyens pour s'en protéger,soumis à l'ignorance et à la peur, l'homme préhistorique a considéré la soleil ,la lune ,les étoiles comme des puissances supérieures positives ou négatives : des Dieux, et le soleil , le Dieu des dieux ! Ce qui nous fait penser cela ,c'est que Néandertalien et Cr o-magnon avaient leurs croyances: ils enterraient les morts et mettaient dans leur tombe des objets leur ayant appartenus .De plus ,le feu était sacré, ( un soleil en miniature )et ne devait jamais s'éteindre.

A l'époque sumérienne «et égyptienne.

Dans l'Egypte ancienne, la relation particulière entre la figure du père divin qu'est le dieu-soleil, souverain de la création, et son rejeton unique sur terre, le souverain régnant d'Egypte, est au centre du pouvoir. Le soleil occupe une place majeure, qu'il est indispensable de connaître pour comprendre la civilisation égyptienne. Le Culte de Rê étudie les principaux aspects de ce culte du soleil les croyances relatives au dieu-soleil, les rituels et les mystères qui lui sont consacrés

En Syrie et en Phénicie, le solstice donnait lieu à une grande fête en l'honneur de Tammuz, qui commençait la veille au soir, comme dans la Saint- Jean traditionnelle.

Dans la Rome du III siècle en proie à la décadence et au doute,

certains tentent d'instaurer un nouveau culte : Sol Invictus (latin pour « Soleil invaincu ») est une divinité solaire apparue. Elle reprend des aspects de la mythologie d'Apollon et du culte de Mithra. Connaissant une grande popularité dans l'armée romaine , elle est ignore par les civiles, les paysans les villes et le peuple .

« L'empereur Aurélien (270-275) assure au culte du soleil une place officielle à Rome en proclamant que le Soleil invaincu est le patron principal de lʼEmpire romain et en faisant du 25 décembre (le solstice d'hiver tombait alors le 25

 

décembre, l'équinoxe de printemps ayant été fixé au 25 mars avant la modification du concile de Nicée) une fête officielle appelée le « jour de naissance du Soleil » (du latin dies natalis solis invicti). Cette fête vient alors se placer dans le prolongement des Saturnales, une période de fête ancienne et la plus importante de Rome. Un temple est dédié au Soleil au Champ de Mars, et orné du butin rapporté de Palmyre ; ce temple est servi par un nouveau collège de prêtres, les pontifices Solis.

Un de ses successeurs, Constantin Ier, le premier empereur romain converti au christianisme, fut au début de son règne adepte du Soleil invaincu, comme en témoignent ses émissions monétaires. Celui-ci a fait du dimanche un jour de repos en hommage au Sol Invictus par une loi du 7 mars 321. Ledimanche fut par la suite assimilé au « jour du seigneur » par les chrétiens.

Chez les Indiens d'Amérique pré= colombienne, le culte du soleil était célèbré sur tout le continent.

Plus tard chez les  Incas : Incarné par l'Inti, le Dieu-Soleil, il devient à partir du XIVe siècle la divinité ultime et officielle de l'Empire.

Son culte est au cœur même de la civilisation inca ... 

Au Moyen age

Au haut Moyen age, les Saints se substituent aux dieux païens et les baignades nocturnes sont bannies. Quant à la France catholique du Ve siècle, elle fait succéder à la célébration de "Koupalo" celle de la Saint-Jean-Baptiste. Une décision qu'on comprend mieux en apprenant que "Kupalo" veut dire "la baignade" en langue slave quand "Ivan" signifie "Jean".

 

Les feux de la Saint-Jean, repris par les chrétiens, auraient été copiés sur les rites celtes et germaniques de bénédiction des moissons.

Le bûcher de la Saint-Jean se pratiquait jadis à Paris, les autorités de la ville se chargeant de son organisation. Le feu était traditionnellement allumé par le roi de France en personne sur la Place de Grève (actuellement Place de l'Hôtel-de-Ville), coutume qui perdura jusquʼen 1648, date à laquelle Louis XIV officia pour la dernière fois.

II )Comment célèbre t-on la fête de l'été dans le monde

La fête est très vivace en Scandinavie. Au Canada

Au Québec, il s'agit de la Fête nationale du Québec.

La fête civile a remplacé la fête religieuse traditionnelle de la Saint-Jean qui soulignait jadis le début de l'été et donnait lieu à des feux de joie sur les berges du .Ces feux avaient pour objectif de célébrer l'arrivée de l'été mais aussi de communiquer aux villages environnants les dernières nouvelles de l'hiver. Combien de morts ? Combien de nouveau-nés ? Les signaux de fumée faisaient office d'alphabet et donnaient un premier aperçu de l'état de la vie du Québec rural de l'époque.

Dans les années 1960 et 1970 la Saint-Jean est devenue un des symboles de l'affirmation nationale québécoise, devenant le point de convergence des grands rassemblements politiques, sociaux et culturels. Elle demeure à ce jour un des rendez-vous annuels majeurs de la collectivité québécoise. Elle est officiellement appelée fête nationale depuis 1977.

En Belgique[

À Mons

« À Mons, jusqu'en 1823, la Saint-Jean se fêtait par l'allumage d'un feu dans chaque quartier. Ce feu était accompagné d'un coq en cage. Les feux sont montés grâce aux récoltes de bois des enfants. Un concours de chant a aussi lieu à la Saint-Jean. Le premier prix en est un coq vivant. ».

Depuis le 23 juin 1990, une nouvelle fête a repris grâce à un comité formé pour la circonstance, l'association non lucrative Les Feux de saint Jean3. Au départ, des cortèges accompagnés de tambours parcouraient la ville pour annoncer la mise à feu d'un bûcher sur la place Nervienne. De nombreuses animations culturelles se déroulaient toute la soirée sur la place Nervienne ainsi que dans les casemates (anciens dépôts militaires) y attenant.

La formule a évolué depuis 1990 et s'est vue complétée de diverses

animations, entre autres pour les enfants. Une cérémonie spectacle se déroule sur la Grand-Place de Mons à laquelle participent 300 figurants et 200 musiciens.

En Espagne

Cette fête est célébrée aussi dans plusieurs endroits (villes et villages) . Elle symbolise le combat entre les forces du Bien et du Mal (Dieu et Satan), avec le triomphe du premier.

Le San Xoán Galicien
Il est célébré la nuit du 23 au 24 juin. Le feu est le protagoniste, puisqu'il est considéré un élément purificatoire

Les jours précédant la fête, les jeunes apportent du bois pour faire un feu de joie, et lʼallumer la nuit. Quand le feu de joie est plus ou moins consommé, les gens sautent par-dessus. Ainsi, et selon la tradition et la croyance populaires, on expulse les impuretés et on éloigne les maléfices.

Un autre rite typique de cette fête est celui des « herbes de la Saint-Jean » ou bouquet de la Saint-Jean. La veille de la Saint-Jean (le soir du 23 juin), on cueille sept herbes différentes, aromatiques ou pas, et des fleurs qui ont des propriétés prétendument magiques : du fenouil, du romarin, des mauves, des fougères mâles, des roses sauvages... On laisse le bouquet dans lʼeau pendant la nuit et le lendemain, on le sort et on se lave le visage avec lʼeau. On garde le bouquet, le laissant sécher pendu derrière la porte de la maison, pour la protéger des sorcières

la gastronomie typique de la Saint-Jean

À la Saint-Jean galicienne, il est habituel de manger des sardines, puisquʼelles sont en saison et cʼest une tradition de manger ce poisson. Les sardines sont rôties dans des braises faites avec des caisses, du bois, etc. On mange les sardines avec du pain de maïs, appelé broa, accompagnées de vin rouge.

En Catalogne, il est de coutume de manger la « Coca de Sant Joan », une espèce de galette sucrée et de fêter l'enterrement de la sardine. Une grande procession se rend des Ramblas al puerto, à la statut de Christophe Colomb portant des cercueils de sardines..

Chaque année, la fin de semaine précédant la Saint-Jean, les villages de Catalogne montent à la croix du Pic du Canigou un petit fagot de sarments.

Le 22 juin, 3 montagnards du cercle des jeunes de Perpignan portent la flamme du Canigou depuis le Castillet de Perpignan et régénèrent la flamme chaque année. Elle est ensuite descendue et distribuée dans chaque village des pays catalans, en Provence et dans des associations catalanes dans le monde.

Le 23 juin vers 22 heures, tous les villages allument un bûcher avec cette flamme. 

                                     En France

La fête de la Saint-Jean était traditionnellement, dans la plupart des paroisses de France, la fête de la Jeunesse avec des jeux et des rites de passages qui étaient à la fois le moment de réception des nouveaux membres de la bachellerie du village ou du quartier (les adolescents), et l'élection du roi et de la reine de la Jeunesse pour la nouvelle année. Cette fête, qui était celle de l'apogée de l'Été, était fortement marquée par la musique. Elle commençait le matin avec la messe de la Saint-Jean au cours de laquelle on chantait et jouait l'Hymne à saint Jean-Baptiste qui a donné son nom aux notes de musiques, et comportait toujours le soir une veillée avec un grand feu allumé avec des bûches que les jeunes gens et les jeunes filles étaient allés mendier les jours précédents dans chaque maison. Elle se terminait par un bal nocturne où la jeunesse sautait par dessus le feu.

Au Moyen Âge, dans Paris on y donne sur la place de Grève des fêtes ainsi que le feu de la Saint Jean. Celui-ci qui était traditionnellement allumé par le roi de France en personne, perdura jusquʼen 1648, date à laquelle Louis XIV officia pour la dernière fois


Dans certaines communes françaises en Alsace , dans les Vosges en un bûcher de bois d'une dizaine de mètres de haut est construit pour être brûlé le soir de la fête. Lorraine, une roue de feu termine sa course dans la Moselle. Dans les Pyrénées le feu de la Saint-Jean s'appelle le brandon. Il est constitué par un tronc de conifère préparé longtemps à l'avance : il est fendu longitudinalement, sur tout le pourtour, en plaçant dans les fentes des coins de bois. Finalement, il a une forme de fuseau,. Dans les Pyrénées- Orientales, une marche est organisée du Canigou à Perpignan : les marcheurs portent des torches qui viennent grossir le feu qui brûle aux pieds du Castillet. Cette cérémonie est suivie de sardanes, danses traditionnelles catalanes, et de feux d'artifice. En Savoie au pied du Mont-Blanc, la vallée de l'Arve fête la Saint-Jean en illuminant les cimes qui l'entourent . Une fois les feux allumés, les montagnards redescendent quant à eux de nuit jusqu'aux refuges avoisinants. Dans le Limousin les enfants du village ou de la ville allaient chercher du bois mort ou d'autres combustibles et fabriquaient eux-mêmes le bûcher auquel ils mettaient le feu la nuit venue. En Auvergne dans le Puy-de-Dôme, les jeunes, souvent des étudiants, se rassemblaient à Royat et montaient à pied au sommet du Puy de Dôme où ils passaient la nuit en attendant l'aube du 25 juin pour observer le lever du soleil qui apparaît à l'horizon limité à l'Est par les Monts du Livradois et les Monts du Forez. Quelquefois ils allumaient un feu au sommet (peut être aussi pour se réchauffer un peu). Cette coutume existait dans les années 1940 et beaucoup plus tard dans les années 1960 mais existe-t-elle encore ? En Bretagne« À Brest la Saint-Jean a une physionomie particulière et plus fantastique encore que dans le reste de la Bretagne. L'heure venue, trois à quatre mille personnes accourent sur les glacis : enfants, ouvriers, matelots, tous portent à la main une torche de goudron enflammée, qu'ils agitent avec violence. Au milieu des ténèbres de la nuit, on aperçoit des milliers de lumières mobiles qui courent, décrivent des cercles, scintillent et embrasent l'air par d'innombrables arabesques de flammes ; parfois, lancées par des bras vigoureux, ces torches s'élèvent en même temps vers le ciel, et retombent en gerbes d'étoiles sur le feuillage des arbres. Une foule immense de curieux, attirés par l'étrangeté du spectacle, circule sous cette rosée de feu. Quand le roulement de rentrée se fait entendre, la foule reprend le chemin de la ville, le calme se rétablit, tandis que sur les routes de Saint- Marc, de Morlaix et de Kérinou, on voit des torches fuir en courant, s'éteindre successivement comme les feux follets des montagnes »

La commune voisine de Plougastel-Daoulas avait aussi des coutumes originales pour la fête de la Saint-Jean :

On faisait un grand feu et on brandissait des tiges, enflammées des torches en décrivant des séries de trois cercles. Le dernier des tours achevés, la procession s'arrêtait. Les jeunes gens franchissaient, en sautant, trois fois le foyer ; puis, s'emparant des jeunes filles, les balançaient neuf fois au-dessus du feu, en faisant l'invocation an nao !.. an nao !.. an nao !... Les jeunes gens se répandaient alors à travers la campagne, décrivant, avec leurs torches, des cercles de feu, en criant à tous les échos an nao !.. an nao !.. an nao !.. pour indiquer que le rite mystérieux était accompli. Les jeunes filles, au contraire, entraient chez elles, pour accrocher aux poutres les tiges qui avait été passées par le feu. (...) Ces cérémonies sont les restes du culte du soleil, ou la génération par le feu.

Un témoin décrit les feux de la Saint-Jean à Ouessant en 1910 :

« Un grand bûcher pyramidal, composé surtout d'ajoncs, seul bois qui pousse dans l'île, est dressé sur la pointe qui domine le port et qui fait face à la grande mer. À huit heures et demie, le clergé, en habit de chœur, précédé de la croix et accompagné d'un assez grand groupe de fidèles, s'y rand processionnellement en chantant l'hymne de la Saint-Jean. Puis il y met le feu et entonne le Te Deum. En un instant, grâce à une assez forte brise du large,ce n'est qu'un immense brasier d'où jaillissent des milliers de flammèches. Quand la combustion est bien avancée, la procession, notablement diminuée, rentre à l'église et on se disperse. Dans la plupart des hameaux, il y a des feux de proportions plus modestes. Chacun y contribue et apporte, qui des ajoncs, qui des morceaux de bois hors d'usage. Autour de ces feux, tout le quartier se donne rendez-vous. Les grandes personnes devisent entre elles ; les jeunes gens et les enfants s'amusent. Lorsque le feu est un peu tombé, on saute par-dessus. Parfois un maladroit ou un présomptueux manque son élan et tombe dans le brasier, d'où il se retire avec plus de peur que de mal. Je n'ai jamais vu d'accident sérieux. Un autre jeu consiste à soutenir quelqu'un par les aisselles et, par les pieds, à le balancer au-dessus du feu en comptant un, deux, ... neuf. Alors on le baisse jusqu'à toucher le brasier, à la grande terreur de ceux qui n'y sont pas habitués. Mais le plus pittoresque de la fête, ce sont les bispoun : on appelle ainsi des torches faites de toile goudronnée, d'étoupe, de cordages effilés, de brai et autres substances inflammables. Ces torches sont solidement fixées au bout d'un bâton. Les enfants et les jeunes gens se poursuivent, vont en courant d'un hameau à l'autre, en faisant tourner ces torches au-dessus de leurs têtes. L'effet est magique. Le même cérémonial et les mêmes amusements se reproduisent le 28 juin,à la veille de la fête de la Saint- Pierre. »

 

À Laval (Mayenne)
Tous les ans, à la Saint-Jean d'Été, le feu de joie était allumée à Laval. Dans la même région, à Craon, le 24 juin, le chapitre de Saint-Nicolas dressait, sur la place de l'église, une haute pyramide de fagots, nommée charibaude, à laquelle il venait processionnellement mettre le feu. Aussitôt, la foule faisait éclater sa joie par des cris et des danses autour du bûcher. Les jeunes gens les plus agiles se faisaient un jeu de sauter à travers, et quand le feu était près de s'éteindre, c'était à qui emporterait chez soi un brandon fumant, un précieux talisman contre la foudre.

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À Soultzbach-les-Bains (Alsace)

 Depuis des siècles, le feu de la Saint-Jean à Soultzbach-les-Bains est organisé par les conscrits (avant l'incorporation à l'armée), c'est aussi une épreuve de courage ; en effet les conscrits doivent franchir le feu, dressé avec des sarment de vignes. Le feu a lieu le dernier samedi du mois de juin de chaque année. Y participent les adolescents de 16 à 18 ans, dans une tenue adéquate, avec des chapeaux couverts de roses fraîches, cueillies le jour même.

 Italie À Turin, et dans la vallée d'Aoste

La Saint-Jean est la fête patronale de la ville de Turin, marquée par des événements organisés dans la ville : défilé historique, feux d'artifices.   

III) le 21 juin  c'est  devenu le jour de la fête de la musique

 

Elle est d'abord imaginée en 1976 par le musicien américain Joel Cohen qui travaillait alors pour France Musique1. Cohen proposait pour cette chaîne des « Saturnales de la Musique » pour le 21 juin et le 21 décembre lors des deux solstices. Il voulait que les groupes de musiques jouent le 21 juin au soir, jour de l’Été boréal2 Le projet de Cohen a été réalisé le 21 juin 1976 dans l'Ouest parisien et à Toulouse. Dans un reportage consacré à l'origine de la Fête, diffusé par la télévision suisse romande, le 21 juin 2015, Jack Lang a remercié Joël Cohen pour son idée.

La date choisie le 21 juin : coïncidence avec lʼété symbolise ainsi le sacre de la nature à travers cette journée festive, à l'image des fêtes païennes dédiées à la nature ou aux moissons depuis lʼAntiquité (dont les fêtes de la Saint Jean, des fêtes populaires où un grand feu était allumé toute la nuit le soir du 21 juin, date traditionnelle de fin des plus longs jours de lʼannée, et qui ont existé en France jusque dans les années 1990, où la plupart des feux ont été interdits pour des raisons de sécurité et souvent aussi à cause de la législation destinée à éviter les incendies dans des zones soumises à des restrictions dʼeau ou de protection de lʼenvironnement).

Des fêtes similaires existaient également dans les pays nordiques à cette période de lʼannée où le soleil ne se couche jamais (par exemple les nuits blanches à Saint-Pétersbourg où on célèbre les arts sous toutes leurs formes). Cette idée a été reprise en France plus tard avec la Nuit Blanche fêtée lors du premier week-end dʼoctobre peu après lʼéquinoxe où la nuit devient plus longue que le jour.

La première Fête de la Musique est lancée le 21 juin 1982, jour symbolique du solstice d’été, le plus long de l’année dans l’hémisphère

Nord, sous l'impulsion du ministre de la culture : Jack Lang
La Fête sera gratuite, ouverte à toutes les musiques « sans hiérarchie de genres et de pratiques » et à tous les français.
Le résultat dépasse toutes les espérances. Des milliers d’initiatives ont lieu dans toute la France. Les musiciens s’installent partout dans les rues, les squares, les kiosques, les cours, les jardins, les gares, les places, etc., et des milliers de personnes déambulent dans la rue jusque tard dans la nuit, dans une atmosphère bon enfant.
Cette union des musiciens professionnels et des amateurs, cette attention nouvelle portée à toutes les musiques (rock, jazz, chanson, musiques traditionnelles, musiques dites savantes, etc.), devenaient ainsi, à travers la réussite immédiate d’une manifestation populaire et largement spontanée, la traduction d’une politique qui entendait accorder leur place aux pratiques des amateurs.

 

 

La Fête de la Musique commence à s’exporter en 1985, à l’occasion de l’Année européenne de la Musique et se développe dorénavant dans le cadre d’une charte, « La Fête Européenne de la Musique », signée à Budapest en 1997, et ouverte à tous les nouveaux partenaires souhaitant s’y associer. Les principes de cette charte s’appliquent désormais à tous les pays, y compris hors d’Europe, qui souhaitent s’associer à la Fête de la Musique.

En moins de dix ans, la Fête de la Musique est reprise dans quatre- vingt-cinq pays, sur les cinq continents.

En 2017, plus de 120 pays dans le monde participaient à la Fête de la Musique.

La Fête de la Musique est aussi porteuse des nouvelles tendances musicales : renouveau des musiques traditionnelles, explosion des musiques du monde, développement des chorales, apparition du rap, de la techno, des musiques urbaines, etc.

Elle entre dans les prisons, partage la vie des malades et du personnel de l’hôpital, rapproche les établissements scolaires de la musique, établit des liens et des échanges entre la ville et ses périphéries, irrigue les communes rurales, valorise le travail d’un individu, d’un groupe, d’une association ou de toute une communauté.

 

La Fête de la Musique favorise ainsi naturellement la visibilité et l’accès aux pratiques artistiques et culturelles et manifeste chaque année sa capacité à évoluer et à se pérenniser. Issue du ministère de la Culture, la Fête de la Musique s’épanouit et se diffuse dans l’espace public, avec le public et pour le public.

Depuis l'instauration par Jack Lang de la fête de la musique le 21 juin, où tout artiste amateur expérimenté ou débutant est invité à venir jouer sur les places ou dans les quartiers , cette fête a pris de l'ampleur en se perpétuant et a une dimension populaire et festive, aujourd'hui.

Ce soir le 21 juin votre commune proposera certainement des animations concerts, bals , chansons....Une manière bien agréable de commencer l'été et surtout de se retrouver à la fraîche entre amis, autour d'une grillade, d'une bière ou d'une boisson fraîche pour écouter de la musique !

Conclusion

Fête de la Saint-Jean-Baptiste pour certains fête de l'été pour d'autres, fête de la musique pour beaucoup , si la Saint-Jean a différentes appellations, quoi qu'il en soit, une seule image vient à l'esprit : celle de feux de joie géants autour desquels règne une ambiance bon enfant. À la chaleur du feu, on danse, on chante, on discute...et parfois même, on déguste de la guimauve grillée.

La Saint-Jean a toujours lieu le 24 juin, jour, du point de vue religieux, de la naissance de Saint Jean-Baptiste .

La fête de l'été  a lieu le 21 juin et est associée à la fête de la musique et a lieu aussi  le 21 juin. Mais concrètement, ces trois fêtes célèbrent surtout l'arrivée des beaux jours . 

 

Tag(s) : #histoire des mentalités, #le 21 juin
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