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conte de la balançoire

Islande le pays des elfes et des trolls

Il y a fort longtemps, le maître de la création fit le tour du monde, visitant les continents et les îles. Il rendit visite à tous les êtres qu’il avait créés : humains, animaux, plantes…

Il arriva en Islande, le pays des volcans. Cette  ile  se trouve sous un immense continent englouti dans la mer : le continent des terres  réunie  "la Pangée".

Là, il rencontra Eve, une belle jeune femme rousse et son mari, Mada.

Eve et Mada étaient les parents de cinq enfants. Trois étaient restés sagement à la maison comme leur avaient  demandé leurs parents, attendant l’arrivée du maître créateur. Il s’agissait de Jefe, l’ainé, un garçon intelligent et habile, de la cadette, Gaia, astucieuse et artiste et enfin du petit dernier : un petit garçon téméraire et volontaire du nom d’Atlantos.

Les deux autres enfants de la famille, des jumeaux, une fille et un garçon, n’étaient pas là lorsque le Maître de la création frappa à la porte.

- Bonjour, seigneur, s’écrièrent la mère et les trois enfants.

- Bonjour Eve, Bonjour Mada, Bonjour les enfants ! répondit le créateur. Combien avez-vous eu d’enfants ? questionna-t-il.

Eve et Mada n’osèrent pas dire au Créateur que deux de leurs enfants leur avaient désobéi et n’étaient pas restés sagement à la maison. Mada dit alors un mensonge :

- Seigneur, nous n’avons que ces trois enfants, ici, devant toi. Ils se précipitèrent aux genoux du maître pour lui présenter des offrandes :

- Pour vous, seigneur, dit l’ainé, Voici l’arc de feu le plus habile, je l’ai réalisé pour vous, notre maître.

Le seigneur lui répondit en souriant :

- En effet, Jefe ! tu es très habile et très fort, aussi. Tu deviendras un grand chef, un prince d’Islande : tous te suivront car tu es courageux et loyal. Mais dis-moi, Jefe, n’as-tu pas d’autres frères et sœurs ?

Jefe rougit violemment et balbutia :

- Seigneur, mes parents ne voulaient vous offenser mais un frère et une sœur ne sont toujours pas revenus de leur escapade d’hier : ils errent près des montagnes et des rivières à la recherche de plantes guérisseuses dont ils connaissent les secrets et vantent les mérites. Ma sœur Elvira est plutôt rêveuse et poète, elle se laisse entraîner par mon jeune frère Volk, qui est son jumeau, un chenapan, pas vraiment méchant, certes, mais toujours enclin à faire des drôleries et des plaisanteries souvent désagréables. Nous les avons cherchés pendant des heures, en vain. Ils se cachent sans doute dans la forêt : c’est leur jeu préféré ! en général ils réapparaissent au bout de deux ou trois jours affamés…de grâce n’en voulez pas à mes parents.

- Très intéressant, dit vaguement le Viel homme, puis s’adressant à Gaia, une jolie jeune fille qui lui tendait une merveilleuse peinture qu’elle avait faite, représentant des cascades magnifiques, une végétation luxuriante, et des poteries faites de ses mains d’artiste, que sa mère portait avec précaution, sculptées à souhait avec une élégance divine.- Eh bien , tu seras l’artiste de ces lieux, dit en riant le Créateur ! tu aimes dessiner, peindre, sculpter et même chanter ! alors c’est à toi que reviendra la charge de re-enchanter cette île, de la rendre belle et douce à nos yeux, à nos mains, nos oreilles, nos sens !

- Comment ferais-je, sanglota Gaia, il n’y a rien sur cette île : pas de fleurs, des montagnes de feu, arides, sans végétation . Peu de forêts, le froid longtemps et peu de lumière et de soleil.

Alors le maître lui dit :

- Que veux-tu faire, jeune fille, de cette île ?

- Une île unique au monde de feu, de glace, de soleil, de neige, où les cascades, les torrents et les sources peuvent être aussi bien gelés que bouillants, où le jour peut-être le plus long ou le plus court, où les étoiles se couchent sur nos montagnes…

 - Cela ressemble et ressemblera de plus en plus à ton rêve, jeune fille ! vois déjà comment le soleil caresse les crêtes des rivages. Sens combien l’air est doux !-

Puis s’adressant au petit dernier, Atlantos :

Eh bien, et toi, mon petit, que m’offres-tu ?

Tendant un merveilleux poisson brillant comme l’argent, l’enfant répondit :

- -Voici le poisson le plus parfait du monde ! Goûtez-le maître, je veux être marin pour pouvoir naviguer et pêcher toute ma vie !

Le Dieu de la création ne se fit pas prier et dévora aussitôt l’appétissant poisson d’Atlantos, ravi.

-Tu seras le plus grand marin de l’île et tu donneras naissance à une descendance nombreuse de marins dont l’Islande aura grand besoin et dont elle s’enorgueillira. Meilleurs marins, meilleurs pêcheurs, vous irez de par l’océan immense chasser la baleine. On vous enviera vos superbes bateaux qui seront les seuls à pouvoir naviguer dans le grand Nord à travers les glaces ! s, Vous serez aussi explorateurs et vous découvrirez bientôt cet autre continent  de l’atlantique à l’ouest de l’Islande.

- Merci ! Seigneur, répondirent en chœur les parents, merci pour nos enfants !

- Cependant vous m’avez caché l’existence de deux de vos enfants, les jumeaux,  vous m’avez menti ! Alors voici ma sentence : ne seront visibles aux yeux du monde que les enfants que j’ai vus ce soir : Jefe, Gaia et Atlantos, quant aux deux autres, ils resteront invisibles aux yeux des hommes et du monde, eux et toute leur descendance ! « 

Ainsi parla le Maître de la création et ainsi fut fait.

 

"La terre d’Islande aura  deux peuples : le peuple visible de tous et le peuple invisible qui vivra près des sources, des montagnes, dans le peu de forêt que compte l’île. Le peuple d’Elvira et de Volk : ce peuple-là qui n’a pas voulu se présenter à moi, son créateur ! Je fais d’Elvira la reine des elfes, lutins bienveillants, anges gardiens des humains. Quant à  Volk il sera le chef des trolls, les chenapans, dont les humains devront se méfier !"

Les deux enfants de la forêt devinrent invisibles aux yeux de tous, sauf de leurs parents et de leurs frères et sœur, qui leur rendaient visite le soir tombé, près de la grotte cachée derrière une immense cascade, cachée par une forêt…

On raconte que les nuits de pleine lune, lorsqu’il fait assez clair, on peut distinguer près des rivières et des sources de petites silhouettes aériennes et entendre leurs douces chansons : ce sont les elfes bienveillants qui dansent sous les astres…c’est plutôt de bon augure.

A l’inverse, si on entend dans un bois, la nuit noire, près d’un gros rocher ou d’un tronc d’arbre étrangementpercé, le son d’une cornemuse ou encore d’une harpe jouée seule avec levent…méfiez-vous et prenez vos jambes à votre cou, et courez car les trolls ne sont pas loin et il ne fait pas bon croiser leur chemin !

C’est depuis ce jour qu'Elvira et Volk , les Elfes et les Trolls se sont installés en Islande. Ils y vivent la nuit, se dissimulant au sein d’un monde souterrain mais très proches des hommes.  Ils ont leurs lieux, leurs sites, leurs pierres sacrées et encore aujourd’hui on peut voir, parfois en pleine campagne islandaise, des routes effectuer de curieux crochets que rien ne justifie…C’est que les ingénieurs des «  Ponts et Chaussées «  islandais " préfèrent être prudents et ne pas dynamiter ou déplacer tel ou tel rocher, connu depuis la nuit des temps pour être le repère d’un troll…Avant de bâtir une maison à la campagne ou une nouvelle ferme, on consulte un sage du lieu qui s’assure que «  le peuple caché «  n’y verra aucun inconvénient.

 

 

Tag(s) : #Conte d'Islande le pays des elfes et des trolls, #conte
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