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Histoire des mentalités

Histoire de l'école

 

A l'origine

L'institution «école « cadre, lieu, programme, élèves, personnel » est assez récente si on l'inscrit sur l'échelle du temps de l'Humanité.

I L'école des scribes l'Egypte des pharaons

A l’origine dès les civilisations égyptiennes seules les classes socialement supérieures : les aristocrates, donnaient à leur descendance une instruction faite par un scribe très cultivé. .L'enseignement des enfants se fait dans des écoles ou des « maisons de vie » des annexes des temples.On y étudie le calcul , la lecture l'écriture en hiéroglyphes.Plus tard les jeunes étudieront l'astronomie.

2 L'école des philosophes : la Grèce antique

Dans l'enfance l'enfant grec de classe aisée, sera suivi par un précepteur qui lui apprendra à lire, écrire et compter. Adolescent il rejoindra un groupe de jeunes pour partager un enseignement assez original : chez les grecs l'enseignement va trouver une autre forme : c'est à un petit groupe que le philosophe - pédagogue ,enseigne , en se déplaçant d'un lieu à l'autre . Cet enseignement est ouvert sur le monde, sur la

nature, « inspiratrice » d'émotions et de réflexions.Outre la philosophie , la littérature, le théâtre, les sports, l'art on y apprend des matières scientifiques comme la géométrie, l'algèbre, l'astronomie, la rhétorique,

3 L'école des précepteurs

l'école romaine

 

A l'époque romaine cet enseignement collectif en plein air va évoluer .
L 'enseignement était payant. Les familles les plus modestes devaient faire des sacrifices financiers si elles désiraient que leur garçon reçoive une bonne instruction

La salle de classe

La classe se fait sur le forum, dans des sortes de boutiques (pergula en latin), à peine séparées des activités du forum par une bâche. L'aménagement de la salle de classe est simple. Il n'y a pas de tableau. Les enfants, assis sur des bancs ou des escabeaux, écrivent sur leurs genoux. Le maître, lui, était installé sur une .

L'éducation des filles

Les filles ne pouvaient pas aller très loin dans les études (à partir de 12 ans, elles ne vont plus à l'école), car elles devaient retourner auprès de leurs mères pour apprendre leur rôle de future mère de famille (elles apprennent avec leurs petits frères et sœurs), à filer la laine, à cuisiner, tenir une maison. Les filles de condition aisée étaient confiées à un précepteur ou à une école privée où elles étudiaient les auteurs classiques latins et grecs. Elles apprenaient également à chanter ou à jouer d'un instrument de musique, comme la cithare ou la lyre.

 

L'éducation des garçons Niveau 1
de 7à12ans

L'instruction n'était réservée qu'à une infime élite comme dans les sociétés égyptiennes et grecques

Jusqu'à sept ans, l'enfant était éduqué uniquement à la maison. Dès leur plus jeune âge, ils apprenaient la pratique religieuse ou le respect des lois.

Dans les familles plus aisées, les enfants reçoivent une instruction de base, lire, écrire et compter. Ce sont des personnes qualifiées, des précepteurs privés, aidés par un esclave (lepédagogue), qui assurent cette instruction. Les précepteurs d'origine hellénique étaient très recherchés.

Il n'y avait pas d'école publique.L'enfant de classe moyenne ,va à l'école de sept à douze ans.

L'enseignant, aussi appelé litterarius ou ludi magister , était privé, c'est-à-dire qu'il n'enseignait pas dans un lieu fixe.Il était d'un niveau social modeste. Il apprenait aux enfants âgés de 7 à 12 ans à lire, écrire et compter. Les leçons se passaient la plupart du temps dehors, sous des portiques, des balcons (« pergula ») des immeubles ou encore dans des enceintes publiques. L'enseignant avait un salaire par mois et par élève payé par les familles. Les cours étaient communs. Leurs méthodes d'enseignement étaient sans doute le plus souvent de répéter sans cesse les leçons, et de travailler la mémorisation. « unum et unum, duo ; duo et duo quattuor... » cette phrase était quelque chose qu'ils répétaient souvent en mathématiques, c'est l'équivalent de « un et un, deux ; deux et deux, quatre.. » en français. Pour faciliter l'apprentissage de la langue, les élèves

étaient divisés en trois groupes selon leur niveau de connaissances : les abecedarii, les syllabarii et les nominarii. Des professeurs spécialisés enseignaient dans leurs propres locaux : le calculator dirige un cours de mathématiques et le notarius, enseigne un procédé d'écriture sténographique (qui était utilisé dans l'administration sous l'empire).

Niveau 2 de douze à quinze ans

Ensuite, de douze à quinze ans, ils suivaient les leçons du grammaticus.

Niveau 3 de seize à dix huit ans +

De seize à dix-huit ans, les jeunes gens pouvaient recevoir l'éducation d'un rhéteur.

A noter que de nos jours qu'on a rien inventer : les niveaux scolaires et les tranches d'âge sont sensiblement les mêmes qu'à l'époque romaine : primaire, collège et lycée !!!

La majorité des garçons commençait à travailler ou apprenait un métier sur le lieu de travail

Déjà l'uniforme :

Les enfants portent la toge prétexte (ce qui veut dire ornée, décorée) blanche, bordée d'une bande rouge verticale de chaque côté.

L'enseignement secondaire

Peu d'élèves recevaient un enseignement secondaire, composé de deux cycles : la grammaire (de 12 à 16 ans) et la rhétorique (de 16 à 18 ans).

Dans les familles aisées à l'adolescence (12 à 16 ans), les garçons reçoivent une instruction plus poussée. Il fréquente le cours d'un grammaticus. L'enseignement est basé sur l'étude des auteurs latins (Térence, Virgile ...). Le garçon fréquente le

cours d'un gramaticus. Il y apprend à conjuguer, à savoir les déclinaisons, à résoudre des problèmes grammaticaux.

Certains commencent l'étude du grec. Le grec est la première langue étrangère à Rome, mais c'est surtout la langue maternelle d'une grande partie de la population de la partie orientale de l'Empire romain. De ce fait, on étudiait les auteurs grecs et en particulier Homère.

Les notions d'histoire et de géographie s'acquéraient au cours des lectures de textes littéraires. Les notions scientifiques étaient quasi absentes de l'enseignement ordinaire, pour cela on pouvait avoir recours à des maîtres spécialisés.

Après que la religion chrétienne s'est affirmée en tant que religion d’État, les chrétiens s'opposèrent à l'enseignement qui était basé sur des textes païens (classiques), mais la tradition était tellement forte qu'il n'y eut aucun changement.

Après seize ans[

À 16 ans, dans les familles de la nobilitas romaine le garçon peut aller chez le rhetor. Pendant 4 ou 5 ans, il lit beaucoup des auteurs de prose (comme Tite-Live, Salluste, Cicéron). Il y apprend la politique et les lois. Il apprend à écrire et à prononcer des discours en public, ce qui lui sera utile s'il envisage une carrière politique (voir cursus honorum pendant la République romaine). Pour cela, il y a des exercices de récitation et de débat.

Les étudiants devaient aussi écrire et réciter des compositions. Le rhéteur (enseignant de ce niveau) devait enseigner l'éloquence hellénique (c'est le fait d'être convaincant et de bien s'exprimer à l'oral en grec). Cela prenait du temps à apprendre une nouvelle langue, et cela limitait la possibilité pour les enfants issus de la Plèbe de faire concurrence à ceux de la

 

classe supérieure (« nobilitas »).L'enseignement supérieur

Pour les plus riches des élèves romains, les études pouvaient se finir par un séjour dans de grandes écoles de Grèce ou d'Asie Mineure, car à certaines époques, c'était les seules qui étaient capables de donner l'enseignement supérieur. Ces grandes écoles où l'on allait parfaire son éducation étaient le lycée, l'Académie, le Gymnase à Athènes, ou à Téos en Asie Mineure.

À partir de la période de l'Empire, beaucoup de villes provinciales seront capables d'offrir des spécialisations universitaires aux étudiants.

À Rome, on pouvait aussi étudier la philosophie et le droit, c'est le premier cours où on créa un diplôme spécifique qui était essentiel pour pratiquer la profession d'avocat.

La médecine était une spécialité très demandée et s'étudiait à Athènes ou à Alexandrie

4 L'école des druides

L'enseignement des jeunes nobles gaulois est fait par le druide (le prêtre ,médecin, savant, professeur, juge).

Pour être druide il faut vingt ans d'étude et d'expérience.Les filles peuvent aussi être druidesse.

Le druide conduit ses élèves dans la nature près de sources ou des montagnes.L'enseignement se fait uniquement oralement : pas d'écrit ! Le druide parle à voix haute des valeurs qui doivent guider les hommes : le courage, le respect des dieux , la justice. Les élèves répètent les phrases au s'age' et les mémorisent ( pas de feuilles pour prendre des notes).Les gaulois refusaient l'écriture car « écrire » voulait dire « mourir » . La parole l'Histoire devaient être conservées uniquement dans la mémoire . C'est pour cela que nous ne disposons d'aucun écrit gaulois.Jules César dans sa « guerre des Gaules « fut un des premiers à décrire le peuple gaulois ...

5)L'école des fonctionnaires romains

des gallo-romains

premier objectif de l'occupant romain : effacer toute influence druidique ! C'est ’une de ses premières préoccupations sera de trouver le moyen d’éliminer ou tout au moins de réduire l’influence des druides, dont l’enseignement, pourvoyeur de vertus “ nationalistes ”, peut

présenter des inconvénients. Rapidement, comme il le fait en d’autres contrées conquises, l’Empire va s’efforcer de créer un réseau d’écoles gallo-romaines. La conception romaine de l’éducation se place en rupture sur bien des points avec la culture et l’éducation celtiques. Pour les Romains, l’enseignement, et plus largement l’éducation, est considérécomme un travail pénible, semblable dans sa difficulté à la culture de la terre

Dans la conception romaine, l’enseignement est donc l’un des moyens permettant aux hommes de passer en quelque sorte de la nature à la culture, pour évoquer un débat qui ne surviendra en ces termes que bien plus tard.. Outre des raisons politiques et guerrières, c’est une des raisons pour lesquelles les cultes druidiques vont se voir rapidement frappés d’interdits multiples, réitérées à de nombreuses reprises. Et de fait, avec la lente disparition de la tradition druidique - disparition du territoire de la France actuelle, mais le druidisme continuera d’exister

outre- Manche, terre d’exil - c’est toute une culture qui va peu à peu disparaître, ainsi que toute une pratique enseignante et éducative pluriséculaire très particulière qui se déroule dans les forets, sous les arbres et les chênes, au bord des rivières, qui se nourrit d'esprit rebelle et libre refusant la soumission, qui honore des dieux paiens de la terre de la faune de la flore du végétal du minéral des pierres. Tanaris maitre des cieux, Lug dieu pacifique dieu des commerçants des voyageurs et des artistes,Esus le dieu des forets et Cernunnos à tete de cerf dieu de la nature.Des déesses aussi sont vénérées.Sur ce plan comme sur le plan culturel en général, les romains n’échappent pas à cette vérité historique bien connue : conquis par les armes les peuples grecs ont été d’une certaine façon vainqueurs par l’esprit. Dans cette conception “ romaine ” de l’éducation, le culte des ancêtres est déterminant. Pourquoi tient- on en haute estime ces ancêtres ? Parce que généralement on considère que leur façon de vivre, d’agir, à fait ses preuves et est donc un modèle à suivre. Les anciens, forts de leur expérience, sont ceux qui détiennent savoir et connaissances, le respect leur est dû, et l’un des objectifs éducatifs va être d’initier les jeunes à leur mode de vie, à leur conception du monde.

6)L'école des clercs

l'école chrétienne du haut moyen age

À partir du IVe siècle, les monastères deviennent les uniques centres du « Savoir

». L'instruction dispensée est entièrement vouée au service de Dieu.

L'église va jouer un rôle destructeur et autoritaire concernant l'instruction. Elle n'hésitera jamais à détruire et brûler tous ouvrages qu'elle considérera païen ou hérétique.

La destruction de la grande bibliothèque d'Alexandrie sera

l'exemple le plus criant de cette «croisade anti culturelle pré helléniste.

 Quand le christianisme devint la religion officielle, l'empereur Théodose fit détruire, tous les temples, statues et livres païens  notamment et la grande bibliothèque d'Alexandrie »..

Plutôt qu’une rupture brutale, entre les IVe et VIIIe siècles, il y a une lente transformation. Durant les Ve et VIe siècles, le Christianisme,devient  religion d’État. 

À partir du Ve siècle, les monastères deviennent les uniques centres du « Savoir ». L'instruction dispensée est entièrement vouée au service de Dieu.

Les écoles monastiques

Les enfants et les adolescents confiés au monastère apprennent à lire et à écrire. Après quoi, ils étudient les textes bibliques.Puis à partir de la moitié du VIe et de début du VIIe siècles, il y a des disparités entre les différences régions au sein de l'Occident comme l'Irlande, ou l'Espagne, qui  innovent  un enseignement chrétien. Tandis que des régions entières connaissent une absence totale ou presque d'éducation. D 'autres  mettent en place ce qui deviendra le système éducatif médiéval, fondé sur le savoir religieux, enseigné au sein des monastères, d’écoles épiscopales et paroissiales. Puis à la fin du VIIe et au début du VIIIe, le nouveau modèle scolaire se diffuse grâce aux moines irlandais. La culture devient chrétienne, ce qui marque la fin de la "paideia antique "y compris au sein de l'aristocratie du Haut Moyen-Âge.

Charlemagne n'a pas inventé l'école !

Elle existait bien avant lui.Tout au plus ,conscient de la nécessite d'avoir sous sa main une élite lettrée instruite à son service, il fit créer l'école du Palais à Aix la Chapelle ,restaurer les écoles monastiques et épiscopales de son empire .

Finalement, sous le règne des Carolingiens, au VIIIe et au début du IXe, on voit un renouveau culturel, où le savoir antique occupe une place substantielle aux côtés de l'idéologie chrétienne. Cette école nouvelle associe l'instruction littéraire et la religion.

Bas Moyen Âge

Au siècle se produisit un autre bouleversement dans l'éducation : ce fut l'apparition des universités en Europe, puis l'introduction dans ces universités des savoirs de la civilisation arabo-musulmane, qui véhiculait les sciences grecques (Thalès,Euclide,Archimède,Aristote...), perses et orientales. Les universités étaient structurées en collèges (étymologiquement lire ensemble).

Les universités avaient quatre types de facultés :

Théologie (la plus prestigieuse)
Droit,
Médecine,
Arts (entendre par ce terme aussi les arts, les sciences et les techniques : arts libéraux, arts mécaniques).

Durant la Renaissance, il n'y eut pas fondamentalement de

changement, si ce n'est que les facultés de théologie

perdirent de leur importance par rapport au droit, à la

médecine, et surtout aux arts. À cette époque, à Paris, le recteur de l'université était souvent choisi dans la faculté des arts.

Les collèges jésuites apparaissent au siècle. Le premier collège jésuite a été fondé par Ignace de Loyola en 1548 à Messine.En France, sous François , Guillaume Budé a créé en 1530 le Collège royal(actuel Collège de France), qui se distinguait des universités.

Cette situation perdura jusqu'au siècle des Lumières.

L'époque moderne voit se développer les «petites écoles» destinées à donner une instruction de base aux enfants (lire, écrire, compter), notamment avec l'Ordonnance du 13 décembre 1698. Le roi Louis XIV oblige les parents de France à envoyer leurs enfants dans les écoles paroissiales, dites « petites écoles » . Cette obligation s'applique aux enfants jusqu'à l'âge de quatorze ans. Le pouvoir royal encourage ces écoles, mais sans s'impliquer, ni pour l'organisation, ni pour le financement. Les petites écoles sont donc sous la dépendance des évêques et des communautés locales. Le financement vient uniquement des familles, ce qui ne favorise pas un enseignement suivi. Ces petites écoles, surtout présentes dans les villes et dans certaines régions, sont généralement réservées aux garçonCette éducation se fait en français, tant par les « Frères des écoles chrétiennes » que dans les « Petites Écoles » de Port Royal. Dans les campagnes, dans les écoles destinées à l'alphabétisation des enfants pauvres, l'apprentissage de la lecture se fait à partir de livres de prières en latin et en patois, l'enseignement se fait aussi en langue locale. L'éducation des filles, qui restera assez limitée (lecture, écriture, grammaire, histoire et littérature) se faisait aussi en français : l'institution de Saint-Cyr, pour l'éducation de jeunes filles nobles désargentées, en est un bon exemple.Dans les grandes villes sont créés des collèges tenus par des ordres religieux. Ils s'émancipent avec plus ou moins de difficultés des universités. Les Jésuites fondent et dirigent notamment du au siècle de nombreux établissements prestigieux dans lesquels l'enseignement est gratuit (le plus célèbre étant l'actuel lycée Louis-le-Grand à Paris).

L'enseignement s'y fait exclusivement en latin, tandis que les Oratoriens acceptent un peu de français. Tous ces collèges forment une part importante des enfants de la bourgeoisie, même s'ils ne rejoignent pas l'université. Ces dernières se maintiennent, la détention de diplômes étant indispensable pour l'exercice de certaines fonctions, notamment des offices judiciaires ou de la prêtrise. Au siècle, le français commence à s'installer dans les collèges : vers le milieu du siècle, on cesse d'imposer le latin dans les conversations des élèves; peu avant la Révolution, le français commence à s'étendre à l'enseignement des mathématiques, des sciences, de la philosophie. La suppression de la Compagnie de Jésus en 1763 amorce la volonté révolutionnaire de retirer à l'enseignement sa dimension religieuse. Après la fermeture des institutions des jésuites on commence aussi à enseigner le français, sa grammaire et son orthographe, dans tous les collèges.

              Les demoiselles de Saint Cyr

7 L'école des Instituteurs

 

Pendant laRévolution française, la France fut un cas particulier en Europe, dans la mesure où l'on supprima les universités (décret de la Convention ), et l'on créa le système des grandes écoles sur le modèle de l'École polytechnique fondée en 1794.Les instituteurs dont le corps est formé par la loi du 12 décembre 1792 qui a pour objectif d'ouvrir l'enseignement primaire à tous, comme en atteste la création du ministère de l'Instruction publique. La réforme aboutit à la loi Daunou du 3 brumaire an IV qui organise un enseignement primaire, mais supprime l'obligation d'éducation.Les enjeux de l'éducation selon les révolutionnaires sont de donner une culture à l'ensemble des citoyens qui, une fois éclairés, ne tomberont pas dans le piège d'une vie entièrement orientée vers la satisfaction des besoins énormes de main d'œuvre du système de production ou vers le culte .

8 L'école napoléonienne des frères catholiques

À son arrivée au pouvoir, Napoléon Bonaparte constate la désorganisation de l'enseignement primaire et rétablit alors les écoles religieuses. Le , son décret sur l'éducation prévoit notamment, dans son article 38, que les écoles doivent désormais suivre les « principes de l’Église catholique », et dans son article 109 que lesFrères des écoles chrétiennessont désormais chargés de l’enseignement primaire et de la formation des instituteurs. L e s lasalliens, principaux acteurs de l'enseignement primaire catholique, reprennent progressivement leurs fonctions. Mais les ouvertures d'écoles sont si lentes (faute de maîtres formés en nombre suffisant) qu'elles laissent temporairement la place au fort développement de l'école mutuelle.

Au cours du siècle, les gouvernements successifs s'efforcent d'améliorer l'enseignement primaire, tout en devant accepter ou lutter contre la volonté de l'Église catholique de contrôler la formation intellectuelle et morale des jeunes Français. Avec la loi Guizot de 1833, les communes de plus de 500 habitants sont tenues d'avoir une école de garçons. Guizot encourage aussi la fondation d'écoles primaires supérieures et la formation générale professionnelle des élèves issus de familles modestes et qui ne pourraient accéder aux collèges et lycées.

 

9 L'école des laïcs

L'ère Ferry

Jean Macé, enseignant et homme politique, crée en 1866 la Ligue de l'enseignement qui se bat pour l’instauration d’une école gratuite, obligatoire et laïque.

Les années 1880 sont marquées par des changements fondamentaux dans le système éducatif français, changements essentiellement portés, du moins au début, par Jules Ferry et son principal conseiller Ferdinand Buisson. Les lois Ferry de la fin du siècle qui rendent l'école laïque, obligatoire et gratuitesont l'aboutissement d'un mouvement de laïcisation de l'école. Ainsi, Paul Bert affirme en 1880 sa volonté de remplacer l'enseignement religieux par l'éducation civique en disant: « c'est notre église laïque à nous, où l'on enseigne des vérités scientifiques et démontrables .... , où l'on enseigne les vertus civiques et la religion de la Patrie». La loi instaure un enseignement obligatoire de 6 à 13 ans, les enfants pouvant toutefois quitter l'école avant cet âge s'ils ont obtenu le certificat d'études primaires institué le 28 mars 1882. La laïcité, proclamée dès 1881 avec la suppression de l'éducation religieuse dans l'enseignement public, est renforcée par la loi Goblet (1886), qui interdit aux religieux d'enseigner dans le public. La laïcité ne fut toutefois pas appliquée à l'Alsace et

la Moselle, annexées en 1871 à l'empire allemand.

L'école devient alors un ascenseur social pour tous les enfants d'ouvriers et d'agriculteurs qui accèdent à l'éducation.

Les instituteurs sont la cheville ouvrière de ce système, qui

tient grâce à cette croyance dans un progrès social grâce à

l'école, dont ils se font le relais.

 

L'entre-deux-guerres

est marqué par l'essor de l'enseignement technique avec l'adoption de la loi Astier 1919) qui crée des établissements spécialisés. Dans les années 1930, pour les dirigeants, la finalité de l'école est l'égalité de la société. Ils en arrivent même à concevoir que c'est à la société de créer les emplois qui accueilleront les jeunes adultes ainsi formés par le dispositif scolaire.

10 L'école du maréchal

La politique de Vichy innove assez peu en matière scolaire, la période se traduisant plutôt par une forme de réaction. En effet, le secondaire devenu gratuit en 1933 redevient payant, les écoles normales sont supprimées car porteuses des valeurs républicaines. A l'école primaire les enfants doivent apprendre des chansons à la gloire du maréchal.Ils doivent écrire des textes au maréchal. L'instituteur doit faire des leçons de morale ventant l'état français.Il doit jurer fidélité au maréchal.Les cours d'histoire sont orientés. Beaucoup de livres sont censurés et interdits.La Marseillaise n'est plus apprise à 'école par ordre du commandement allemand.

11 l'école de la République

Parallèlement le Conseil national de la Résistance émet le souhait d'une éducation plus intégrée. Le latin perd de l'importance dans l'enseignement pour devenir facultatif.La loi Debré de 1959 instaure aussi des contrats avec les écoles privées à condition que celles-ci enseignent le même programme scolaire .Les enseignants sont rémunérés par l'État  (écoles dites sous contrat), tandis que le catéchisme

devient une option (les écoles privées sont en effet majoritairement )catholiques

À la suite du mouvement de mai 1968,l'université est réformée menant entre autres à plus d'autonomie et à une

démocratisation de son administration (loi Faurede 1968).

La mixité devient la norme à tous les niveaux d'enseignement.

En 1975, la loi Haby instaure le principe du collège unique pour tous les élèves.

La pédagogie, influencée par les sciences de l'éducation, évolue et interroge la place de l'enseignant en termes de directivité ou de non-directivité. Dans les années 1970, Ivan Illitch va jusqu'à remettre en question l'utilité d'un système scolaire institué par l'État. Les pédagogies nouvelles (Montessori, Freinet...), si elles suscitent un important débat, restent cependant dans les marges du système éducatif français. La loi Jospin de 1989 semble toutefois aller dans leur sens en plaçant l'élève « au centre du système éducatif ». Dans ce cadre, le pédagogue Philippe Meirieu envisage que l'École devienne un moyen de réalisation du projet de l'élève.

Des cours  de soutien sous forme de cours particuliers ont été instauré à l'école pour venir en aide  aux élèves les plus en difficulté .  

Les réalités, les  actualités (terrorisme, manque de respect de valeur de repères ...)   ont poussé l'école   à réintroduire des notions de civisme et d'instruction civique  .L'enseignement de la philosophie  (de la réflexion vivre avec les autres, la solidarité, la liberté ...) est plus que jamais à l'ordre du jour..

Chaque nouveau ministre fraichement élu de l'éducation a voulu donner son nom à la « grande maison « en imposant sa réforme souvent non concertée, non approuvée par les éducateurs.

Dernièrement la réforme du rythme scolaire imposant les quatre jours et demi fut un fiasco et aujourd'hui on assiste à une volte face et un retour aux quatre jours d'école. Cette réforme à laquelle la quasi majorité des enseignants ne fut pas associée dura cinq années et avait pour objectif premier ,de donner une demi journée supplémentaire aux écoliers : le mercredi matin afin de relever le niveau.

Les derniers résultats des tests annuels internationaux montrent qu'au lieu d'améliorer les résultats, cette réforme qui n'avait porté aucun fruit , n'a pas permis de gagner quelques places dans le classement.

Aujourd'hui l'école est en crise :

-elle ne joue plus son rôle d'ascenseur social. Elle est un des révélateurs des inégalités sociales culturelles qu'elle ne peut gommer.

​​​​​​​-meme si une poignée de  classes sont dédoublées dans les quartiers difficiles au CP et au CE1, la majorité des  classes sont surchargées .

-il n'y a pas de plan "Ecole à la campagne" et beaucoup 'd 'école rurales ont  du fermer leurs portes, la mort dans l'âme !

-l'école doit sans cesse   s'adapter aux crises de la société : chômage , divorce, mutation, violence, sans avoir les moyens humains et matériels d elle faire

​​​​​​​-elle doit pouvoir  contrôler le "tout média" et" numérique"

-On demande tout à l'école  et cette pression morale sociale et intellectuelle devient insupportable pour les enseignants qui ne sont ni  des Dieux ni des Déesses pourvus de pouvoirs surnaturels ! 

​​​​​​​-l'école  doit répondre aux défis de demain et former les futurs citoyens qui auront en charge la planète et c'est cette mission qui est aujourd'hui la plus importante .

Alors pour conclure, nous adressons un grand salut à tous les enfants, jeunes et enseignants..

.Malgré toutes ces imperfections l'école reste l'institution la plus importante du pays et de la vie de chacun d'entre nous : c'est là qu'on apprend à vivre ensemble à s'instruire, à développer sa curiosité ,sa mémoire, à découvrir , à se découvrir, aussi à s'affronter, à lutter , à s'épanouir.

L 'école est la priorité de tous les gouvernements car c'est elle qui a en charge ce que les peuples ont de  plus cher  , de plus précieux : ses enfants !

 

​​​​​​​Ps  : Sources pour l'histoire de l'école sur le web : 

-"histoire de l'école Wikipédia"

- l'Egypte

-​​​​​​​histoire de l'école sous la révolution

- autres auteurs 

 

A tous, bonne rentrée !

 

 

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Tag(s) : #histoire de l'école des scribes à l'école de la république, #histoire des mentalités
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