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Les Hautes Chaumes

Chapitre I le château de Chalmazel

 

Chalmazel est un village qui se situe à quelques kilomètres des Hautes Chaumes. 

Ce village possède un château qui eut une histoire florissante aux cours des XV, XVI, et XVII siècle .Unvent d’Italie souffla sur lui. Le château fut aménagé dans le style italien et prit l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui : façade avec portail sculpté, grandes baies à meneaux, cour intérieure agrémentée d’une double galerie renaissance. 

C’est ainsi qu’Anne d’Urfé (frère d’Honoré auteur de l’Astrée) dans sa Description du pays de Forez évoque Chalmazel compare le château avec « La plus belle demeure qui y soit .

Chalmazel est un beau païs de chasse,un joli bourg où il passe un ruisseau aux eaux abondantes »

Au XVIII ème cela faisait fort longtemps que les seigneurs de Chalmazel les « Talarus » avaient déserté les lieux et résidaient à St Marcel de Félines, dans leur hôtel particulier de Paris ou à la cour, au service du roi.

Leurs terres et leur résidence de Chalmazel étaient confiées à un châtelain.

Puis à la fin du XVIII ème siècle le château n'était plus habité et laissé à l'abandon.

"Les conditions de vie paysanne étaient liées aux aléas climatiques, en montagne plus qu’ailleurs : si l’hiver 1709 a gelé le vin dans les verres au château de Versailles, à Chalmazel, c’est le « bled » (le seigle plus exactement) qui a presque entièrement gelé entrainant une période de grande « cherté » pour les habitants !"

Les villageois de plaignaient de taxes excessives seigneuriales, d'abus de pouvoir, d'injustice de la part du « châtelain du château » qui les volait pour vivre comme un seigneur .

Dans ses cahiers de doléances les gens évoquaient un village isolé d'octobre et jusqu'à la mi-mai, isolé par les vents à l'automne, et les neiges l'hiver. Le manque de routes, faisait du site, une enclave perdue qu'entouraient des montagnes inhospitalières. 

"L’agriculture ne produisait pas de quoi nourrir la population : à peine la moitié des céréales consommées. Les habitants manquaient de blé, d’huile, de vin, de fruits, de laine, de chanvre et de tuiles pour couvrir les maisons en pierres. L’élevage permettait cependant la fabrication des fourmes achetées par des marchands qui les transportaient à dos de cheval, par des chemins ou sentiers étroits et après deux jours de trajet laborieux, jusqu’à Montbrison ! "

C'etaient dans les Hautes Chaumes que se préparaient les fourmes,.

L’exploitation du bois, abondant, était principalement locale faute de grand chemin et rivière navigable : le sapin etait employé pour la charpente et le fayard pour la fabrication des sabots pendant les longs mois d’hiver.

Beaucoup d'habitants émigraient  l'hiver et  l'été dans des villes voisines pour s'embaucher comme journalier, bucheron ,scieur de long, laboureur, mais aussi artisan , pour améliorer leur maigre revenu.Beaucoup quittaient le Haut Forez pour d'autres provinces  pour monter à Paris et  devenir porteur d’eau .

C'est dans ce décor cette région , ce village, ces montagnes, que nous allons évoqué le destin de femmes et d'hommes pris dans la tourmente révolutionnaire de notre histoire .

 

 

 

 

Tag(s) : #Chalmazel, #Roman les hautes chaumes
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