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Chapitre 15

L'énigme Jeanret 

 

Au début de mars 1789 Jeanret fut convoqué par sa hiérarchie . 

Il pénétra dans la salle. Là se trouvaient, Baudry et deux policiers  et le chef du  ministère . Ce dernier s'adressa à Jeanret 

-Nous vous avons fait venir pour vous faire part de nos conclusions.Nous avons enquêté sur vous, suite aux nombreuses plaintes reçues vous concernant.

Voici ce que nos deux enquêteurs ici présent ont découvert :

Vous êtes né à Grenoble de père inconnu et d'une jeune fille âgée de seize ans  à votre naissance.

Jeanret est le nom de jeune fille de votre mère, Paul votre prénom. Vos grands parents obligèrent votre mère à épouser un bourgeois de métier bijoutier. Après son mariage, l'homme força votre mère à se séparer de vous .Elle vous mit en nourrice . Elle en tomba malade et mourut .

Le bijoutier paya votre nourrice et les frais de vos études .Vous vouliez être juge mais vous avez opté pour la police ! Vous aviez 20 ans . Pourquoi avoir choisi la police ? 

Nous pensons que vous vouliez faire des recherches  personnelles afin d'éclaircir un secret de famille , votre naissance ! 

Pendant dix ans vous fûtes un excellent serviteur du roi, perspicace, redoutable , habile, inspiré.  Certains de vos supérieurs disaient de vous : « élément brillant, intelligent, sérieux, prometteur ». Un parcours sans faute qui vous valut d’être nommé commissaire .

De Grenoble on vous envoie à Lyon comme chef du service .Une vraie promotion ! Les enquêtes s'enchainent ainsi que vos succès.

Il y a six ans, vous demandez à prendre en charge un meurtre commis loin de Lyon dans la province de Montbrison ,une petite bourgade perdue du Forez. Il s'agit du meurtre d'un soldat âgé .Là tout bascule  .Vous ne vous consacrez qu'à cette mort qui devint votre obsession. Pourquoi ?

Jeanret restait silencieux .

- Pourquoi ? Vous enterrez dans une région si peu hospitalière et inconnue ?

-J'en avais assez de la ville et ses grands criminels !

-Non ce n'est pas la vraie raison ! Dit doucement un des deux enqueteurs. Vous voulez que je vous dise ce qui vous fit revenir à Chalmazel ?

Jeanret blêmit .

-C'est pour venger votre père , votre père biologique le vieux soldat de son nom Castellin prénommé Paul comme vous.

Resté longtemps à Grenoble vous avez appris l'identité de votre géniteur .Votre père était plus âgé que votre mère de quinze ans.Il était veuf et sans ressources .Il voulait épouser votre mère et partir avec elle . Mais vos grands parents avaient promis la main de leur fille à un riche bijoutier pour les sortir de leur misère . Votre père ignora que votre mère était enceinte . De désespoir, il s'engagea pour dix ans dans l'armée .De retour il apprit la mort de votre mère sans toujours connaitre votre existence et se réengagea pour vingt ans à l'étranger en Amérique. Il revint en France il y a six ans .Il débarqua dans cette région perdue ,on ne sait pourquoi , pour se faire tuer dans un village du Haut Forez . 

Sa mort vous bouleversa et vous avez demandé de prendre l’enquête en mains.

Vous avez certainement trouvé l'assassin de votre père : ce Dumont dit Châtaigne si haï des villageois . Ce Dumont voulait faire témoigner votre père contre Simon Monteban alias Serge Reboule ,un évadé du bagne. Mais votre père refusa de livrer l'homme qui l'avait secouru, des mois avant . Alors le garde chasse furieux ,le tua .Pour venger votre père ,vous vous êtes déguisé en berger en achetant un manteau de lapin que la demoiselle Marie Angéline reconnut  . Nous avons son témoignage

La veuve Dumont engagea un détective que vous avez rencontré  à l'auberge du sieur Robert . Vous avez parlé avec lui la veille du meurtre Nous avons aussi son témoignage .Il parle d'un individu vous ressemblant ayant votre corpulence , votre voix le visage dissimulé sous un large feutre noir. Ce détective trouve le lendemain une mort violente .Qu'avait- il découvert votre identité ? Le tueur de Dumont ?Vous lui avez donné rendez -vous au bord de la rivière avec la veuve Dumont . Pour quel motif ? Vous le tuez sous les yeux de la femme et elle-ci s'écroule de frayeur.

On apprit aussi la mort suspecte du fourreur qui avait décrit l'acheteur du manteau et en avait dessiné son portrait : votre visage ! 

Vous introduisez la psychose dans ce village . Vous dites que vous faites surveiller Marie Angéline pour attirer ailleurs l'attention.Vous craigniez pour vous car deux témoins auraient pu retrouver la parole à tout moment. Cette épée de Damoclès sur la tête vous ne la supportiez plus.

Marie Angéline peut vous confondre et aussi l'aubergiste Robert.Paula sa femme ne voyant pas bien clair ne peut être pas un témoin crédible.

Il faut vous débarrasser de tous les deux mais d'abord de l'aubergiste . Vous surveillez les allées et venues des villageois en évoquant un tueur dans les parages mais vous espérez la venue de Monteban afin de l’arrêter et de l'inculper de tous les crimes pour que vous ne soyez jamais inquiété .

Vous attendez le moment propice pour pénétrez dans l'auberge. Vous croyez voir Robert assis près du feu, son chandail sur le dos . Vous l'exécutez. Seulement voilà ce n'est pas Robert qui est dans le fauteuil , mais le policier en service qui était venu se réchauffer un court instant .

Après c'est votre obstination à voir Monteban partout .Bien sur c'est le coupable parfait : vous lui mettrez tout sur le dos . Vous avez eu votre vengeance, et maintenant il faut sauver votre vie et votre situation ! Alors qu'avez- vous à ajoutez ?

Un long silence s'en suivit. Jeanret semblait réfléchir .Il prit tout son temps et lâcha comme un coup de tonnerre :

-Vous m'accusez du meurtre de Châtaigne ! Il est vrai j'aurai aimé abattre cet ignoble individu j'avais un vrai mobile mais voilà.. ce n'est pas moi ! Ce ne peut être moi : j'étais à Lyon sur une affaire criminelle .J'assistais ce jour là au procès d'un meurtrier que j'avais arrêté : le Sieur Gamba. Le procès s'acheva vers six heures  du soir et le crime eut lieu vers sept heures , n'est ce pas ? Impossible en une heure de couvrir autant de lieux même à bride abattues . Vous pouvez vérifier  ! Pour ce qui est du meurtre du détective ,ce dernier trouva le fourreur qui avait fait le manteau au meurtrier des Hautes Chaumes : il a dessiné un homme avec une large balafre à la joue gauche.J'ai récupéré le dessin, je vous le montrerai. L'aubergiste aussi remarqua cette balafre, ainsi que Marie Angéline. Je n'ai jamais eu de ma vie de balafre au visage comme vous pouvez le constater aujourd'hui et je 'en ai jamais eu. Interroger vos services ! .

Et il se tourna de droite de gauche face à la petite assemblée. D'autre part la nuit du meurtre du détective j'étais à Montbrison à l’hôtel de la Caille .J'y ai passé la soirée , j'y ai dormi et déjeuné, je n'avais pas de cheval pour me déplacer. A dix heures j'ai appris la mort du détective et de la veuve Dumont .Des témoins confirmeront..On me procura une monture et ce n'est que l'après midi que je me pus arriver après deux heures de cabale à Chalmazel. Enfin pour notre policier , j'étais non loin il est vrai et j'avoue me sentir responsable ,mais pas coupable ! Je ne l'ai pas tué, le pauvre.Je guettais la demeure de Margot l'épouse du sieur Monteban. J'avoue n'avoir pas fait mon tour de ronde persuadé , certain que ce Monteban viendrait voir son épouse. J'avoue ne m’être pas assuré que tout allait bien pour le policier .Cela je le regrette. C'est ce Monteban qui a brouillé mon jugement .

Mais pour parler de Monteban, il n'est pas si innocent que cela  .Je l'ai retrouvé ! Oui Messieurs ! Et je vous l'assure  en parfaite santé ! Bien vivant à Paris ! Ah dévoré par les loups, par deux fois !  ! Deux fois messieurs deux fois qu'on vous a menti, abusé, ridiculisé  ! On s'est bien moqué du roi de la police de la justice , de l'église et même du comte de Chalmazel qui reçoit en sa demeure (sans le savoir) celui contre qui ,il ordonna un procès pour pillage de propriétés seigneuriales et qui fut condamné au bagne. Oui cet homme Simon Monteban rend visite à son épouse chaque soir dans la maison du Comte . Parfois il y passe la nuit.Mais cela n'est pas tout !Je me suis infiltré là où il a trouvé à travailler : l'imprimerie des philosophes ! Habillé en charpentier , j'ai pu apprendre et entendre des informations capitales relevant de l'orde public et de la sécurité intérieure .

Suis-je toujours présumé coupable des meurtres des Hautes -Chaumes ? Suis -je toujours indésirable  , condamnable ?

Les quatre policiers restèrent pantois et sans voix .Ce coup de théâtre qui donnait l'avantage à Jeanret les abasourdit. 

Après un très long silence le représentant du ministre lâcha :

- Vous aviez un mobile pour assassiner ce Châtaigne : il avait tué votre père , le père que vous avez cherché tant d' années !

-Un mobile n'est pas une preuve vous le savez. Bien Un autre s'en est chargé de cette besogne !

-Un autre qui vous ressemble étrangement ! 

-Un autre avec une balafre , je vous l'accorde ! Railla Jeanret 

-Votre voix  rappelle celle de l'assassin ainsi que votre personne ! D'après la jeune Marie Angéline ! Continuait l' enquêteur

Jeanret éclata de rire :

- Et sur les dires d'une jeune fille fantasque et effrayée qui a entendu une voix soit disant ma voix, vous fondez votre accusation ?

-Au tribunal elle a cru vous reconnaître !

-Ah le tribunal ! Mais voilà je n'y étais pas je ne pouvais pas y être  au tribunal ! Messieurs ! Ajouta Jeanret sûr de lui. J'avais quitté Lyon la veille et je mettais rendu à Grenoble pour affaires personnelles chez Dame Henriette ma nourrice .Le jour de la séance du tribunal j'étais avec Dame Henriette à des lieux de Montbrison . Elle pourra témoigner , elle et toute sa famille.

 

Interloqués les policiers demandèrent à Jeanret  de sortir .Le chef de la police s'adressa sévèrement aux deux enquêteurs :

-Votre enquête certes nous a éclairés sur Jeanret sur son histoire personnelle mais votre déduction s'avère fausse fausse et romanesque. J'y ai cru et voilà que vos accusations s'écroulent comme un château de cartes. De toute évidence Jeanret est innocent des quatre crimes ! Il a des alibis que nous vérifierons, mais je suis convaincu qu'il dit vrai !!. Et maintenant que fait -on de ce Jeanret ?

-Il peut encore nous servir ! répliqua Baudry sorti du silence .

-Il faut lui reconnaître cette aptitude à fouiner partout et à découvrir les choses. Après tout s'il dit vrai si Monteban est bien vivant , quelle belle découverte ! Ajouta le chef de la police devant les deux enquêteurs silencieux 

-Jeanret pensait que Monteban était un faux moine venu le jour de noël au

village ! C'est pour cela qu 'il voulut perquisitionner maladroitement, il va s'en dire ,le couvent où s'était rendu Simon Monteban après avoir célébrer Noël au village. 

-Ce Monteban à l'étoffe d'un héros dans sa province ! N'est- ce- pas ?

Baudry approuva.

-Il n'en demeure pas moins que s'il est innocent des crimes des Hautes Chaumes il reste toujours coupable d'évasion.Il vient d'ajouter à son palmarès l'accusation , d'agitation et de rébellion contre l'Etat l'ordre établi et la monarchie .On va avoir besoin de Jeanret pour le confondre ! Expliqua un enquêteur.

-Effectivement ! Dit le chef de la police ! Et nous n'avons toujours pas de coupable pour les quatre crimes du Forez !

- Jeanret est un excellent policier ! Peut être pourra t- il enfin arrêter le coupable ainsi que les ennemis du Roi  ! Mettez- le à nouveau sur le terrain ! Insista Baudry ! !

-Oui c'est ce que nous avons de mieux à faire ! trancha le chef de la police. Baudry vous me rendez compte chaque jour des avancées des enquêtes de Jeanret et de de son comportement !

-Je dois surveiller mon chef , être son espion ? Cela me met mal à l 'aise.

-Comprenez ! dit le chef de la police. Jeanret a été marqué par le meurtre de son père. Nous vous demandons de l'aider et de nous aider en lui évitant de commettre d'autres erreurs comme celle de la Toussaint dans ce village perdu du Forez .

On fit revenir Jeanret

-Vous reprenez votre service .Ne dites rien au comte de Chalmazel pour ne pas éveiller les soupçons sur Monteban . Votre mission : espionner les auteurs des pamphlets contre le roi et contre la reine, nous rapporter leurs écrits, leurs lieux de réunions. Vous devenez une taupe. Monteban peut -il vous reconnaître ?

-Impossible : il m'a vu plusieurs fois en charpentier .Il ne fait pas cas à moi et me prend pour un des leurs. 

Jeanret était satisfait.Il avait retrouvé son autorité et l'estime de ses supérieurs. 

. Les états généraux s'organisèrent. Les députés se rassemblèrent puis ce furent les événement que l'on connait.

Le roi accepta contraint l'assemblée constituante.

Juillet 1789 des émeutes éclatent dans tout Paris.

C'est à ce moment là qu'on se mit à arrêter les «  incendiaires ».Les lettres de cachet fleurirent. Simon fut arrêté avec tous ceux de l'imprimerie mais lui seul fut conduit à la Bastille,les autres dans d'autres prisons .

Pendant près de dix jours, du 9 au 17 juillet, des incidents éclatent aux barrières (postes d'octroi) de Paris jusqu'à voir une quarantaine de bureaux incendiés sur les cinquante-quatre que compte le mur des Fermiers généraux. L'objectif de ces émeutes est clair : supprimer les droits d'entrée dans Paris.

Dans ce contexte très tendu, Jeanret rendit visite à Simon à la Bastille

-Eh bien nous nous retrouvons Monteban  ! Décidément les loups n'ont pas voulu de vous mais le bourreau voudra bien de vous tantôt !

-Condamné à mourir pour seul crime : une évasion  ? Vous rêvez  Jeanret !

-Non ! pour outrage au Roi à sa police à l’évêque ainsi qu'au Comte du Forez et pour finir pour rébellion et appelle à la révolte avec vos amis philosophes !

Jeanret souriait d'un vilain sourire. Mais Simon ne se démonta pas et tenta :

-Jeanret vous savez j'ai bien connu ce vieux soldat, celui qui a été assassiné par ce fichu Châtaigne . Ce même Châtaigne que vous avez à votre tour assassiné.Marie Angéline a reconnu votre voix cette nuit là. Robert vous a aussi identifié . C'est pour cela que vouliez le faire disparaître .Je sais qu'il y a eu méprise que ce n'était pas le policier assis sur le fauteuil de Robert qui était visé mais bien Robert en personne. Robert avait parlé avec un détective mandé par la veuve Dumont qui logeait chez lui .Un soir ce détective s'était confié à mon ami l'aubergiste avant d'aller se coucher.L'homme disait avoir peur de l'individu qui était venu lui tenir compagnie après le diner . Il pensait l'avoir reconnu sur un croquis qu'un  fourreur avait dessiné à sa demande : le portrait de l'acheteur du manteau de peau : le manteau de l'assassin de Châtaigne ...Oui le détective était remonté jusqu'à lui. Ce même fourreur qui mourut mystérieusement ! Jeanret ce vieux soldat qui était- il pour vous , pour vouloir le venger de la sorte au risque de mettre en péril votre carrière votre vie ?

Jeanret restait de marbre.Simon poursuivit

-Je l'ai bien connu vous savez cet homme . J'étais proscrit dans les Hautes Chaumes cela faisait des mois. Un jour un soldat vint frapper à la bergerie .Je lui ouvris et l'accueillis.Il était transmis de froid et délirait.Pendant trois jours et trois nuits je restais auprès de lui lui faisant boire des tisanes essuyant son front le réchauffant .J'apprenais tout sur son passé , ses trente années de guerre ,son voyage en Amérique et son amour perdu ,cette jeune femme  qui l'avait repoussé ...

. Il s'engagea par dépit et par tristesse pour dix ans dans l'armée. De retour il apprit que c'était ses parents qui l'avaient forcer à un mariage dont elle se libéra en mourant.

Lorsqu'il s'éveilla il ne se souvenait de rien. Nous parlâmes de sa famille il me confia avoir su récemment qu'il avait eu un fils de son amour et qu 'il voulait le retrouver . Nos convînmes d'un accord.Je lui échangeais ma pelisse ma montre et une bourse d'or en échange de son habit de soldat et de sa matricule Nous nous séparâmes. Il était joyeux car avec l'argent il allait pouvoir se vêtir et faire le voyage jusqu'à Grenoble .

Quelque temps plus tard je le revis à Chamazel.Je m'étais fait passé pour un cousin de ma femme « Reboule ». Le vieux soldat me fit chanter me demandant de plus en plus d'argent. Il n'avait pas encore retrouvé son fils  .Je l'aidais comme je pouvais mais il devenait trop gourmand .Je réussissais à le faire embaucher comme garde chasse et à lui octroyer une petite maisonnette pour passer l'hiver.

Le garde chasse officiel du château ce Chataigne me reconnut et voulut me confondre mais pour cela il lui fallait un témoin qui dise comment je m'étais procuré l'habit du soldat . Il fit boire le vieux soldat un soir pour le faire parler. Et le vieux parla. Châtaigne voulut le faire témoigner au procès pour m'accuser mais le soldat revint sur ses déclarations et refusa de témoigner contre moi . Alors Chataigne le tua.

Vous avez voulu venger cet homme ! qui était -il pour vous ? Votre père ?

Jeanret ne souriait plus !

-Vous êtes un assassin  en liberté et moi innocent, je suis enfermé ! s'écria Simon . Vous avez tué Châtaigne l'assassin de votre père ainsi que le détective et le policier par erreur et qui sait peut être le fourreur !Tout Chalmazel et la province du Forez sont convaincus de votre culpabilité ! Mais bien sur la police, vos supérieurs vous couvrent ! Que valent la vie de pauvres gens quand un commissaire de police est coupable de leurs crimes  ! Mais tout cela va changer ! Croyez moi ! Un monde nouveau va éclore pour sur les cendres de l'ancien et supprimer tous les privilèges ...Je

-Je ne suis pas cet assassin ! Hurla Jeanret ! Vous croyez vraiment que mes supérieurs me couvrent ???? Ah ah j'ai du leur prouver mon innocence , présenter mes alibis chaque fois qu'il y a eu un crime !

C'est vrai Monteban vous êtes futé vous aussi et je vais vous faire une confidence : Oh oui j'aurai aimé tuer de mes propres mains ce Châtaigne qui avait assassiné : mon père , effectivement ! Seulement voilà si tout le village est persuadé que je suis l'auteur des meurtres,.il est vrai que depuis mon départ il n'y a pas eu d'autres crimes .Eh bien tout le village se trompe comme se sont trompés mes supérieurs qui ont enquêté sur moi , pour m’arrêter ! 

Sachez Monteban  , je n'ai tué personne car si cela avait été le cas mes supérieurs ne m'auraient pas fait de cadeaux ! Sur l'honneur l D'ailleurs cela les aurait bien arrangé que ce soit moi .. J'ai appris très récemment que , deux enquêteurs avaient été diligentés à Chalmazel pour reprendre l’enquête à zéro.

Simon resta sans voix, surpris et stupéfait par cette révélation.

-Alors si ce n'est pas vous , quelqu'un qui vous ressemble étrangement et qui a vengé votre père  ? un frère ?

-Impossible ma mère est morte quelques mois après ma naissance

-mais un frère jumeau ! Proposa Simon !

-Vous rêvez ! Henriette ma nourrice ne m'a jamais parlé d'un second enfant.

-Mais savait- elle tout sur vous et votre naissance ? Insista Simon

-Et en quoi cela vous regarde ! Hurla Jeanret hors de lui 

  • -Ne désirez vous pas connaître le nom du vengeur de votre père ?

  • Simon soudain fut pris de tremblement 

  • -Jeanret pour l'amour de Dieu faites moi sortir d'ici . Retournons ensemble dans le Forez .Ma parole d'honneur je ne chercherai pas à m'évader . Ensemble retournons immédiatement à Chamalzel.

    Le policier  surpris lui demanda :

  • -Que vous arrive t-il Monteban vous avez la fièvre ? Vous êtes malade ?

  • -Jeanret ,l'assassin va retourner au village de Chalmazel. Tant que vous étiez suspect pour tout le monde il se sentait en sécurité.S'il apprend que l’enquête redémarre à zéro , il voudra se protéger : mes amis Marie Ange et l'aubergiste Robert sont en grand danger.Il va vouloir les éliminer : les deux seuls témoins !

 

 

Tag(s) : #chapitre 15 l'énigme Jeanret, #Roman les hautes chaumes
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