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Victor Hugo sympathisant de la Commune  de Paris 1871

Participation d'Arthur Rimbaud et de Paul Verlaine

à la Commune de Paris 1871 il y a 150 ans

Les Communards célébres et moins célèbres peuvent s’enorgueillir d'avoir compté dans leurs rang les plus grands poètes du XIX ème siècle et de tous les siècles : activistes :francs tireurs,

Arthur Rimbaud et Paul Verlaine

et sympathisant : Victor Hugo

Victor Hugo

4 septembre 1870 : la République est proclamée.

5 septembre 1870 : Victor Hugo rentre à Paris, acclamé par la foule

Le 16 janvier 1871, l'Assemblée nationale est élue avec pour mission de signer la paix. Représentant de la Seine et assuré d'être élu, Victor Hugo quitte Paris pour Bordeaux, siège de cette assemblée .

Les républicains patriotes (Gambetta, Louis Blanc, Brisson, Clemenceau) dont Victor Hugo est proche sont très minoritaires dans cette assemblée qui élit Thiers chef du pouvoir exécutif.

En commission, Victor Hugo refuse le sacrifice de l'Alsace et de la Lorraine. En séance publique, le 1er mars, il célèbre la résistance de Paris : « la Commune » :

"Paris se résigne  à sa mort, mais non à notre déshonneur". Devin, il prévoit une revanche : " Oh ! une heure sonnera - nous la sentons venir - cette revanche prodigieuse..

Le 26 février 1871, Victor Hugo refuse de voter le traité de paix présenté par Thiers.

Victor Hugo proteste quand l'Assemblée, qui craignait Paris, décide de s'installer à Versailles.

Le 8 mars 1871, l'Assemblée débat de l'annulation de l'élection de Garibaldi en son sein. Victor Hugo, qui le défend, est pris à parti, empêché de parler. Il démissionne.

Le 18 mars, il rentre à Paris à la suite de la mort de son fils Charles, au moment où la Commune prend le pouvoir, mais quitte la ville rapidement pour Bruxelles.

Il supplie le gouvernement de Versailles de ne pas répondre aux crimes par des crimes : en réponse à l'exécution de 64 otages par la Commune, le gouvernement de Versailles fusille 6000 insurgés.

Après la chute de la Commune, Hugo fait savoir que sa porte est ouverte aux exilés. Il écrit en hommage aux vaincus ("Viro Major" dédié à Louise Michel qu'il admire, ...). Sa position n'est pas comprise et dans la nuit du 27 au 28 mai, sa maison est lapidée. Il est ensuite expulsé de Belgique en dépit des violentes protestations qui se sont élevées au Sénat et à la Chambre des députés. Réfugié au Luxembourg, il rédige son poème "L'année terrible".

Le 1er octobre 1871, Victor Hugo regagne Paris.

Le combat d'une vie pour les communards et les « misérables « 

En janvier 1872, il est battu aux élections législatives : les électeurs lui reprochent son indulgence envers les Communards.

En janvier 1876, sur la proposition de Clemenceau, il est candidat au Sénat et élu au second tour. Le Sénat lui sert de tribune pour poursuivre son combat en faveur de l'amnistie des Communards.

Il faut attendre le 3 mars 1879 pour qu’une première loi d'amnistie partielle soit promulguée. Il s'agit d'une « grâce amnistiante » accordée aux « condamnés pour faits relatifs aux insurrections de 1871... qui ont été ou seront libérés ou qui ont été et seront graciés par le Président de la République dans le délai de trois mois après la promulgation de la présente loi». Les meneurs du mouvement en sont exclus.

La loi d’amnistie générale sera enfin promulguée le 11 juillet 1880. C’est au cours des débats de cette loi qu’intervient Léon Gambetta. Président de la Chambre, il soutient le texte du Gouvernement et interpelle ses collègues le 21 juin 1880 : « Quand donc me débarrasserez-vous de ce haillon de guerre civile ?... Il faut que vous fermiez le livre de vos dix années, que vous mettiez la pierre tumulaire de l’oubli sur tous les crimes et tous les vestiges de la Commune, enfin que vous disiez à tous… qu’il n’y a qu’une France et qu’une République. »

Paul Verlaine

Des documents de l'époque dressés par la police secrète portent des informations importantes sur les faits et gestes de différents personnages suspects . Ces documents sont soigneusement notés à diverses dates échelonnées en ce qui concernent Rimbaud et Verlaine sur les mois d'avril mai juin juillet de 1871 à 1873

Le 11 aout 1870, lors de son mariage avec Mathilde Mauté, Louise Michel est présente.

En 1871, Verlaine participe à la Commune de Paris (chef du bureau de la presse du début à la fin des évènements). Plusieurs de ses amis jouent un rôle significatif dans l’insurrection : Raoul Rigault (procureur général), Andrieu et Delezcluse (commission exécutive), Léo Maillet (commission de Justice), les écrivains et journalistes Eugène Vermersch, Louis-Xavier de Ricard (qui a combattu durant le siège au sein du bataillon commandé par Blanqui)…
 

Verlaine, expéditionnaire au bureau de l’ordonnancement de l’Hôtel de Ville pourrait se faire exempter du service militaire, mais il ne veut pas être un embusqué et il décide de s’engager dans la Garde nationale par patriotisme.

Il habite alors dans le Ve arrondissement, 2 rue du Cardinal Lemoine, à l’angle du quai de la Tournelle. Il s’adresse donc à un bureau de recrutement de la 5ème Légion.

"Je me fis inscrire dans le 160ème bataillon – La Rapée – Bercy qui était de faction entre Issy, Vanves et Montrouge. Tous les deux jours, armé de mon fusil à piston qui devait bientôt se promouvoir en fusil «  à tabatière », je montais des gardes combien inutiles ! Dans les commencements, c’était véritablement charmant, véritablement et je n’exagère

Mais après des bronchites contractées lors des gardes par des nuits fraîches, il est renvoyé définitivement à son emploi d’expéditionnaire à l’Hôtel de Ville.

Après le 18 mars 1871, Verlaine, rédacteur à l’ordonnancement, a accepté un emploi au bureau de presse de la Commune dans la même pièce qu’il occupait auparavant.

Quant à son ancien bataillon, le 160ème, il a pris part à différents combats dans la banlieue sud. Le 16 mai 1871, il est envoyé à la Grange Ory. Il y retrouve le 118ème de la caserne Mouffetard. Ils seront rejoints le 19 mai par le 151ème.

La livraison du mot de passe par un traître va permettre à l’ennemi de pénétrer par surprise dans la Grange Ory.

Lorsque la Commune est écrasée par les soudards au service de l’oligarchie, Verlaine se cache durant une semaine pour ne pas être fusillé sommairement puis est licencié de son emploi à l’Hôtel de ville de Paris ; cela va peser lourd sur sa personnalité, déjà fragile.

En 1872, il complète son poème Les Vaincus par de nouvelles strophes faisant part de son expérience personnelle :

- DU COMBAT :

Allons, debout ! allons, allons ! debout, debout !

Assez comme cela de hontes et de trêves !

Au combat, au combat ! car notre sang qui bout

A besoin de fumer sur la pointe des glaives !

- DE LA DEFAITE :

Il est contraint de fuir Paris pour échapper à la répression versaillaise et est radié de l’administration. 

Une vie de clochard à Paris

S’ensuit une période tumultueuse avec Rimbaud hors de France. Après leur rupture, Verlaine revient en France en 1877 mais il ne retourne à Paris qu’en 1882, essayant, en vain, de réintégrer l’administration. 

Si son talent le poète de génie est reconnu, sa fin de vie est quasiment celle d’un clochard. 

Arthur Rimbaud

Rimbaud et la commune de Paris 

En février 1871, à l'issue du siège de Paris, Rimbaud fait une fugue vers la capitale du 25 février au 10 mars. La situation politique du pays est tendue et Rimbaud cherche à entrer en contact avec de futurs communards comme Jules Vallès et Eugène Vermersch, mais aussi avec le milieu des poètes ; il rencontre aussi le caricaturiste André Gill.

Rimbaud revient à Charleville le 18 mars 1871, puis arrive à passer à Paris quelques semaines après..

Pendant la Commune la poésie de Rimbaud se radicalise encore, devient de plus en plus sarcastique : « Les Pauvres à l'église », par exemple. L'écriture se transforme progressivement. Rimbaud en vient à critiquer fortement la poésie des romantiques et des Parnassiens, et, dans sa lettre à Georges Izambard du (première lettre dite « du Voyant »), il affirme son rejet de la « poésie subjective ». C'est également dans la deuxième lettre dite « du Voyant », adressée le 15 mai à Paul Demeny, qu'il exprime sa différence en exposant sa propre quête de la poésie : il veut se faire « voyant », par un « long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens »
L'insurrection de la Commune de Paris (18 mars-28 mai 1871) contre la capitulation devant l'invasion prussienne soulève l'enthousiasme de Rimbaud. Il se mêle aux événements...

Avec Verlaine ils sont tous deux des « francs tireurs » de la Révolution .

Très convaincants et résolus, ils sont capables de faire rallier des toutes personnes à leur cause.

Le peintre Forain dans des mémoires parle de ses vadrouilles avec Rimbaud lors de la Commune de Paris .

ll ne fait aucun doute que les lâches pour Rimbaud qui repeuplent Paris, les Versaillais (Les Versaillais sont les royalistes, la bourgeoisie d'affaire et des conservateurs provinciaux, favorables à la paix rapide avec l'Allemagne, retirés à Versailles) sont des nantis qui rentrent dans la capitale pour réprimer le mouvement. "Les Mains de Jeanne-Marie" qui suit "L'orgie parisienne" est tout à la gloire des femmes de la Commune. Rimbaud, dans une correspondance, annonce qu'il lit avec enthousiasme " les fantaisies admirables de Jules Vallès et de Vermersch" au "Cri du peuple". Il faut parfois se livrer à un véritable décodage pour retrouver le contenu révolutionnaire parfois très imprécis, de certains poèmes. Nous sommes au temps de la Commune, une période de répression, d'arrestations et de déportations. La censure est partout. Il faut, pour cette période, lire Rimbaud sur plusieurs plans sémantiques simultanés et liés. Dans ce contexte politique, "Le cœur supplicié" qui débute les poésies 1970-1971 et qui met en scène le narrateur vomissant à la poupe d'un bateau 

Rimbaud développe dans ses poèmes communards une violence contre les nantis, les défenseurs et profiteurs de la situation politique. Rimbaud en dépeint les représentants dans des situations grotesques, comme le prêtre dans "Accroupissements" qui se soulage, les douaniers, des lâches, le personnel des bibliothèques, des assis, les dirigeants, Thiers et Picard, des Eros, jeu de mot pour zéros du "Chant 

Mais notre poète ressent le besoin de se justifier en se fixant un but, l'appel au bouleversement politique et l'aspiration à un autre univers ou rayonnerait l'amour. La révolte de Rimbaud est une révolte contre l'ordre établi mais aussi un espoir dans la vie.
"Quand irons-nous, par-delà les grèves et les monts, saluer la naissance du travail nouveau, la sagesse nouvelle, la fuite des tyrans et des démons, la fin de la superstition, adorer-les premiers ! -Noël sur la terre !
Le chant des cieux, la marche des peuples ! Esclaves, ne maudissons pas la vie
" peut on lire dans "Matin

source :rimbaudexplique.free.fr

Source:www.Persée.fr

 

« L’Ardennais fugueur et furieux partage l’exigence communarde de faire voler en éclats les frontières entre les différents métiers (cordonnier, lavandière, maçon, dentellière, avocat, couturière, vendeur de journaux, comédienne, patrons et cocottes) afin qu’advienne la « liberté libre ». Ce refus d’être encarté dans un unique savoir-faire et savoir-être, et d’être pris dans sa profession à vie, ou plutôt à mort, comme un lièvre dans les mâchoires d’un piège, a, durant les soixante-douze jours de la Commune, mis le feu à l’ordre social. Et, au cœur de cet incendie, Rimbaud est porteur d’espérances politiques inséparables d’expériences intimes nouvelles. Kristin Ross analyse cette immersion et s’empare du thème du fétichisme bourgeois du « bon ouvrier » dont notre grand vagabond ne cesse de se gausser. »
source :en-attendant-nadeau.fr

Dans ce poème, écrit au terme de la Semaine sanglante pendant laquelle les Versaillais exécutèrent en masse les insurgés de la Commune de Paris, Arthur Rimbaud dresse un tableau satirique de la restauration de l’ordre bourgeois dans la capitale. Les vainqueurs se vautrent dans le sang des Communards, violant la ville de leur débauche. « Paris la putain » se vengera tôt ou tard des bourreaux qui l’ont tyrannisée. La Commune est morte mais Paris vit encore.

L’Orgie parisienne ou Paris se repeuple

Ô lâches, la voilà ! dégorgez dans les gares !
Le soleil expia de ses poumons ardents
Les boulevards qu’un soir comblèrent les Barbares.
Voilà la Cité belle assise à l’occident !

Allez ! on préviendra les reflux d’incendie,
Voilà les quais ! voilà les boulevards ! voilà
Sur les maisons, l’azur léger qui s’irradie
Et qu’un soir la rougeur des bombes étoila.

Cachez les palais morts dans des niches de planches !
L’ancien jour effaré rafraîchit vos regards.
Voici le troupeau roux des tordeuses de hanches,
Soyez fous, vous serez drôles, étant hagards !


Tas de chiennes en rut mangeant des cataplasmes,
Le cri des maisons d’or vous réclame. Volez !
Mangez ! Voici la nuit de joie aux profonds spasmes
Qui descend dans la rue, ô buveurs désolés,

Buvez ! Quand la lumière arrive intense et folle,
Foulant à vos côtés les luxes ruisselants,
Vous n’allez pas baver, sans geste, sans parole,
Dans vos verres, les yeux perdus aux lointains blancs,

Avalez, pour la Reine aux fesses cascadantes !
Écoutez l’action des stupides hoquets
Déchirants ! Écoutez, sauter aux nuits ardentes
Les idiots râleux, vieillards, pantins, laquais !

Ô cœurs de saleté, Bouches épouvantables,
Fonctionnez plus fort, bouches de puanteurs !
Un vin pour ces torpeurs ignobles, sur ces tables…
Vos ventres sont fondus de hontes, ô Vainqueurs !

Ouvrez votre narine aux superbes nausées !
Trempez de poisons forts les cordes de vos cous !
Sur vos nuques d’enfants baissant ses mains croisées
Le Poète vous dit : ô lâches, soyez fous !

........................................

Le Poète prendra le sanglot des Infâmes,
La haine des Forçats, la clameur des maudits :
Et ses rayons d’amour flagelleront les Femmes.
Ses strophes bondiront, voilà ! voilà ! bandits !

Société, tout est rétabli : les orgies
Pleurent leur ancien râle aux anciens lupanars :
Et les gaz en délire aux murailles rougies
Flambent sinistrement vers les azurs blafards !

Mai 1871

Poésie dédiée aux femmes courageuses de la Commune  

Arthur Rimbaud 

   Les Mains de Jeanne-Marie


Jeanne-Marie a des mains fortes,
Mains sombres que l'été tanna,
Mains pâles comme des mains mortes.

— Sont-ce des mains de Juana ?

Ont-elles pris les crèmes brunes
Sur les mares des voluptés ?
Ont-elles trempé dans les lunes
Aux étangs de sérénités ?

Ont-elles bu des cieux barbares,
Calmes sur les genoux charmants ?
Ont-elles roulé des cigares
Ou trafiqué des diamants ?

Sur les pieds ardents des Madones
Ont-elles fané des fleurs d'or ?
C'est le sang noir des belladones
Qui dans leur paume éclate et dort.

Mains chasseresses des diptères
Dont bombinent les bleuisons
Aurorales, vers les nectaires ?
Mains décanteuses de poisons ?

Oh ! quel Rêve les a saisies
Dans les pandiculations ?
Un rêve inouï des Asies,
Des Khenghavars ou des Sions ?


— Ces mains n'ont pas vendu d'oranges,
Ni bruni sur les pieds des dieux :
Ces mains n'ont pas lavé les langes
Des lourds petits enfants sans yeux.

Ce ne sont pas mains de cousine
Ni d'ouvrières aux gros fronts
Que brûle, aux bois puant l'usine,
Un soleil ivre de goudrons.

Ce sont des ployeuses d'échines,
Des mains qui ne font jamais mal,
Plus fatales que des machines,
Plus fortes que tout un cheval !

Remuant comme des fournaises,
Et secouant tous ses frissons,
Leur chair chante des Marseillaises
Et jamais les Eleisons !

Ça serrerait vos cous, ô femmes
Mauvaises, ça broierait vos mains,
Femmes nobles, vos mains infâmes
Pleines de blancs et de carmins.

L'éclat de ces mains amoureuses
Tourne le crâne des brebis !
Dans leurs phalanges savoureuses
Le grand soleil met un rubis !

Une tache de populace
Les brunit comme un sein d'hier ;
Le dos de ces Mains est la place
Qu'en baisa tout Révolté fier !

Elles ont pâli, merveilleuses,
Au grand soleil d'amour chargé,
Sur le bronze des mitrailleuses
À travers Paris insurgé !

Ah ! quelquefois, ô Mains sacrées,
À vos poings, Mains où tremblent nos
Lèvres jamais désenivrées,
Crie une chaîne aux clairs anneaux !

Et c'est un soubresaut étrange
Dans nos êtres, quand, quelquefois,
On veut vous déhâler, Mains d'ange,
En vous faisant saigner les doigts !

Pour conclure

Nos plus grands poètes écrivains ont participé de loin comme de près à la Commune de Paris , à  cet élan révolutionnaire patriote  qui fut un modèle pour beaucoup d'autres révolutions dans les siècles futurs..

Cette remise en cause de la société, de la république et ses institutions ,de l'ordre établi, des injustices, des libertés, de la place de la religion, du droit du travail , de l'école ,de la place des femmes dans la société » de la fin du XIX ème siècle

avait 20 ans d'avance sur l'Histoire : école obligatoire... 

-30 ans d'avance : loi 1905 séparation de l'église de l'état)

-70 ans d'avance :vote des femmes,

- un siècle d'avance :droit à l'avortement

-150 ans d'avance : égalité hommes et femmes)

.....nouvelle république ????

 

La Commune nous interpèle, nous interroge nous concerne car toutes les mesures prises par ses comités se sont réalises au cours des années  . Cet épisode es plus que jamais d'actualité ! Faites connaitre autour de vou sla Commune de Paris qui aura 150 ans

. Enseignez à vos enfants  à vos jeunes cette page d'Histoire volontairement supprimée de programme ou erronée " !

Vive la Commune de Paris !

 

Tag(s) : #Victor Hugo Rimbaud Verlaine et la commune, #Histoire des Litteratures
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