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L’Atlantide des sables

 

La légende du Coran

 

Ubar est mentionnée dans d’anciens écrits et dans la tradition orale comme un important centre commercial du désert de Rub' al Khali, situé dans la partie sud de la péninsule arabe. On estime qu’elle a existé de 3000 av. J.-C. jusqu’au Ier siècle. La cité disparaît dans le monde moderne et n’est plus évoquée que dans quelques légendes.

Le Coran dit qu ’Iram fut bâtie par la tribu de ʿĀd, arrière-petits-enfants de Noé. C’était alors une ville riche et décadente, dont les habitants, polythéistes, pratiquaient les sciences occultes. Son roi, Shaddad, refusa de prendre en compte les avertissements du prophète Hûd et Allah détruisit la ville en l’enfouissant sous les sables la transformant ainsi en véritable Atlantis des sables. Ils furent détruits par un vent mugissant et furieux. L'histoire de cette ville fut transformée en légende et parvint à la civilisation européenne avec la traduction des Contes des Mille et une nuits.

Plusieurs découvertes récentes ont ressorti Iram du monde du mythe pour celui de l’histoire. La première découverte fut celle de tablettes dans les archives d’Ebla qui mentionnent explicitement le nom d’Iram. La seconde provient de l’étude par des archéologues de photos du golfe Persique prises depuis la navette spatiale Columbia en 1984. Ces photos montrent clairement plusieurs traces de villes détruites tout le long de la route de l'encens entre les années 2800 av. J.-C. et 100. L’une d’entre-elles à l’extrémité est d’Oman dans la province de Dhofar est une ville nommée Ubar, qui est généralement identifiée comme étant Iram.

Au début des années 1980, un groupe de chercheurs s’intéresse à l’histoire d’Ubar. Ils utilisent alors des données provenant des satellites équipés d'un radar à pénétration de sol et le Landsat de la NASA, ainsi que le satellite Spot pour retrouver les anciennes routes chamelières et leurs points de convergence. Des fouilles permettent ensuite de mettre au jour une forteresse servant à protéger la route et surtout un point d’eau sous la forme d’une vaste caverne sous la forteresse. Cette caverne se serait effondrée entre 300 av. J.-C. et 350 av. J.-C., bloquant ainsi l’accès à la source.

Ce fut Nicolas Clapp, un archéologue amateur, qui réussit à mettre à jour la ville de légende évoquée dans le Coran. Étant arabophile et réalisateur à succès de films documentaires, Clapp était tombé sur un ouvrage très intéressant lors de ses recherches concernant l’histoire arabe. Ce livre, intitulé Arabia Félix, avait été écrit par le chercheur britannique Bertram Thomas en 1932. Arabia Félix était l’appellation romaine pour le sud de la Péninsule Arabique, qui inclut aujourd’hui le Yémen et une grande partie du Sultanat d’Oman. Les Grecs surnommaient cette région « Eudaimon Arabia », et les érudits arabes médiévaux l’appelaient « Al-Yaman as-Saida ».

Tous ces termes signifient « l’Arabie Heureuse », parce que les gens vivant autrefois dans cette région étaient les plus prospères de leur époque. Mais d’où provenait donc cette prospérité ?

Elle était en partie due à leur emplacement stratégique, qui faisait d’eux des intermédiaires privilégiés pour le commerce d’épices entre l’Inde et les métropoles régionales du nord de la Péninsule Arabique. De plus, les gens vivant dans cette région produisaient et distribuaient de l’encens, une résine aromatique issue d’arbres rares. Étant hautement appréciée des communautés anciennes, la fumée issue de sa combustion était utilisée lors de plusieurs rites religieux. À cette époque-là, l’encens avait autant de valeur que l’or.
Entre-temps il reçut la nouvelle que la NASA avait fait procéder aux clichés souhaités. Ces photos montraient l’existence de pistes caravanières difficilement décelables à l’œil nu au niveau du sol, mais clairement identifiables depuis le ciel. En comparant les clichés avec la carte de Ptolémée, Clapp parvint à la conclusion qu’il recherchait: les pistes des deux documents coïncidaient, et elles aboutissaient à un vaste site apparaissant comme ayant été l’emplacement d’une cité.

Finalement, les récits oraux des bédouins trouvèrent une concrétisation. Il ne se passa pas longtemps avant que ne commencent des fouilles et que des vestiges enfouis sous les sables ne fussent exhumés. C’est pourquoi cette cité perdue fut surnommée « l’Atlantis des sables, Ubar ».

Mais qu’est-ce qui permettait de prouver que cette ancienne cité était bien celle où avait habité le peuple de ‘Ad évoqué dans le Coran ?

Il y a -4000 ans ,le desert en arabie était marginal c'était une région luxuriante avec des forets, des collines, des jardins

Les forêts permettaient alors de tempérer le climat difficile des alentours, et rendait la région tout à fait vivable. Le désert existait bien ici et là, mais son ampleur était modeste.

En Arabie du Sud, des découvertes significatives ont été effectuées là où les ‘Ad vivaient, Ainsi on a pu montrer que les habitants de cette région utilisaient un système d’irrigation hautement développé, qui ne servait probablement qu’à l’agriculture. Dans ces régions, en effet, les gens cultivaient autrefois la terre.

Les photos satellites ont également révélé l’ancienne existence d’un vaste système de canaux et de barrages utilisés pour l’irrigation autour de Ramlat et Sab’atayan, dont on estime qu’il a pu faire vivre plus de 200.000 personnes dans l’ensemble de ces cités. Doe, l’un des chercheurs ayant participé à l’opération, a d’ailleurs déclaré: « La région autour de Ma’rib devait être si fertile que l’on peut imaginer que tout le territoire compris entre Ma’rib et Hadhramaut était alors cultivé. »

Des auteurs anciens ont décrit cette région comme étant très fertile, parsemée de collines boisées et de rivières. Les inscriptions trouvées dans d’anciens temples près de Shawbah, la capitale des Hadramites, révèlent que la chasse était pratiquée dans cette région et que certains animaux étaient sacrifiés. Tout ceci confirme que le désert était alors marginal.


La vitesse de propagation du désert est mieux connue depuis les travaux de l’Institut Smithsonien au Pakistan, où une région réputée pour sa fertilité au Moyen Age s’est trouvée transformée en un désert sableux, avec des dunes hautes de six mètres, le désert ayant avancé d’environ 15 centimètres par jour. À cette vitesse, les sables peuvent « avaler » même les plus hauts bâtiments, et les recouvrir comme s’ils n’avaient jamais existé. Ainsi des fouilles menées à Timna au Yémen dans les années 50 ont déjà été presque entièrement recouvertes. Les pyramides égyptiennes se trouvaient aussi entièrement ensablées autrefois, et il a fallu mener de longs travaux pour les mettre à jour de nouveau.

En conclusion, nous pouvons affirmer que de nombreuses régions où sévit le désert de nos jours avaient il y a longtemps un tout autre aspect.

Le premier signe d'un cataclysme destructeur lié à une tempête de sable consiste en l’approche d’un mur d’air chargé de poussière, pouvant s’élever jusqu’à une hauteur de quelques centaines de mètres, mis en mouvement et sustenté par de forts courants ascendants et se propageant en avant par le biais d’un vent très fort. »

La cité d’Ubar, considérée comme ayant été la patrie des ‘Ad, a été ensevelie sous une couche de sable épaisse de plusieurs mètres. Il semble que les vents furieux qui, comme le Coran le précise, ont duré sept nuits et huit jours, aient accumulé des tonnes de sable, submergeant la cité et enterrant les gens vivants. Les fouilles menées à Ubar confirment tout cela. Le magazine français Çà M’Intéresse va dans le même sens lorsqu’il rapporte: « Ubar fut enterrée sous une couche de sable épaisse d’environ douze mètres, résultat d’une tempête. »

Comme Pompéi a été enterrée sous les coulées de lave du Vésuve, Imar a été enterrée elle, sous les sables apportés par les vents rugissants et violents du désert .

 

 

Sources :Arcana les mystères du monde: Iram

Youtube : l’Atlantide des sables

les peuples des sables

wikipédia :Iram

Les villes arabes entre mythes et réalité

Tag(s) : #Iram l'Atlantide des sables ou la cité perdue, #les portes du passé oublié
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