
A La librairie
Ce mardi matin Lucia s'affaira. Elle devait faire les courses pour la semaine . Le confinement durait encore mais quelques magasins allaient ouvrir : ceux de vetements pour enfants et les librairies. Lucia était contente . Elle venait de donner rendez vous à Francisco à la librairie « Altroquando « à 11 heures.
Elle s'était préparée .Il était neuf heure trente
-Maman j'ai pris le cadi . J'irai au marché couvert.je vais en profiter pour faire un tour au magasin « Bambini » voir si je trouve une jolie robe pour ma Gloria et j'irai à la librairie Altroquando pour acheter un cadeau à Patricio. Si tu as un problème Alma est à coté où tu me téléphones.
Maria s'était mise au soleil sur le balcon coté patio et regardait les enfants jouer au ballon
-Fais attention !
-Oui j'ai pris un masque et des gens. fais attention toi aussi au soleil .
Lucia fit prestement les courses pur les repas, jeta un coup d'oeil aux vêtements pour enfant .Il était déjà 10 heures 30. Elle ne s'attarda pas et fonça à la librairie

.
Francisco était déjà là.
-Quel plaisir de vous revoir Lucia !
-Moi aussi je suis heureuse aujourd'hui : d'abord de vous v voir et de pouvoir entrer dans une librairie . Ca m'a tellement manqué ce lieu que j'affectionne depuis l'enfance !
-Je ressens le même sentiment que vous ! J'ai l'impression que tout va repartir !
-Pas si vite ! Dit la libraire qui les écoutait d'une oreille.Nous devons encore attendre avant le grand dé confinement. Nous avons eu le plus grand nombre de morts de l' Europe .Quelle tristesse ! Pour nous commerçants c'est une époque très difficile .Mais ce qui fait plaisir c'est de voir les clients revenir. On craignaient qu'ils ne soient pas de retour !
Puis la libraire fut appelée par un client coriace et Lucia et Francisco cherchèrent un coin tranquille , pour pouvoir continuer à converser en toute tranquillité.
Ils parlèrent de leurs fils, de leur petite fille, du discours du pape de celui du président , de l'Italie de leur passé et Francisco parla d'avenir. De voyage, à faire ensemble , de projets.
-Vous êtes pressé ! Lui reprocha Lucia
-C'est que nous n'avons plus vingt ans et il faut profiter aujourd'hui de ce que la vie nous donne et nous offre ! Voyez aujourd'hui c'est ce coronavirus qui nous tombe dessus .Qui nous dit que dans un an il n'y aura pas une autre épidémie encore plus meurtrière ? Cette pandémie nous a ouvert les yeux et nous a délivré ce message : nous devons vivre chaque jour comme si c'était le dernier !
Lucia l'écoutait.Il avait raison. Les jours étaient comptés jamais elle n'aurait cru penser cela à soixante ans mais ce coronavirus était passé par là et avait tout bouleversé : les certitudes, les états, les systèmes économiques ,l'ordre des choses, l'économie, la philosophie des gens, leurs priorités .
Midi avait sonné et la libraire fermait boutique pour aller déjeuner
-Au revoir Francisco. Ce fut une conversation si interessante et si sérieuse !
-Au revoir bella donna !
Il baisa la main de Lucia et la serra contre son cœur.
Lucia se détacha , ne voulant pas que la libraire les voit.
-Je vous appelle ce soir. !
Et Francisco regarda s'éloigner sa douce Lucia tirant ce cadi peut romantique mais oh combien utile car chargé de légumes frais et de fruits !
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