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 Un jour un destin d'homme

Le 9 thermidor  le 27 juillet 1794 

la chute de Robespierre

 

La chute de Robespierre est consécutive à une série d'événements qui se sont déroulés du 8 thermidor an  II, vers midi, au 10 thermidor () vers deux heures du matin et qui ont abouti au renversement de Robespierre et des robespierristes. Ils marquent la fin du régime de la Terreur.

Cet événement est dénommé 9 Thermidor (27 juillet), correspondant au jour de l'arrestation de Robespierre à la Convention nationale et ouvre la période dite de la Convention thermidorienne

À la Convention, le 8 thermidor an  vers midi, Robespierre monte à la tribune et lit son discours. Il commence par se justifier de la façon dont est appliquée la loi du 22 prairial. Il revendique sa responsabilité dans le système de la Terreur, mais en rejette les excès sur ses adversaires, visant en particulier — mais sans les nommer

les représentants qu'il a fait rappeler de mission : CarrierFouchéBarrasFréronJean-Lambert Tallien. Il s’indigne des listes de proscriptions qu’on lui attribue. Puis il revient à ceux qui l’accusent de tyrannie.

Robespierre retrace alors les différentes phases de l’attaque menée contre lui et désigne l’un après l’autre ses ennemis sans les nommer mais par des allusions transparentes : les anciens représentants en mission qu’il a fait rappeler, des membres du Comité de sûreté généralequi déshonorent le gouvernement et sabotent son action par la façon dont ils appliquent la loi du 22 prairial ; puis certains membres du Comité de salut public. Le seul dont Robespierre prononce le nom est Cambon. Robespierre propose alors d'épurer le Comité de salut public, et de constituer l'unité du gouvernement sous l'autorité de la Convention nationale. Mais la conclusion de son discours « revêt une évidence tragique et (...) suicidaire », observe l'historienne Françoise Brunel, comme si « ce retour à la centralité démocratique [paraissait] impossible, vain l'appel à la Convention, irréalisable la démocratie, perdue la Révolution2. » De fait, Robespierre termine sa harangue en déclarant : « Je suis fait pour combattre le crime, non pour le gouverner. Le temps n'est point arrivé où les hommes de biens peuvent servir impunément la patrie ; les défenseurs de la liberté ne seront que des proscrits tant que la horde des fripons dominera

Robespierre se rend le soir aux Jacobins avec Couthon. Collot d'Herbois et Billaud-Varenne l’ont devancé et demandent la parole, c’est Robespierre qui l’obtient. Il relit son discours prononcé à la Convention et termine par cette péroraison : 

« Frères et amis, c’est mon testament de mort que vous venez d’entendre. Mes ennemis, ou plutôt ceux de la République sont tellement puissants et tellement nombreux que je ne puis me flatter d’échapper longtemps à leurs coups. C’en est assez pour moi, mais ce n’est pas assez pour la chose publique. Vous contenterez-vous de me plaindre ? Ne saurez-vous pas me défendre ou me venger ? La Convention a voulu vous humilier aujourd’hui par un insolent décret. Héros du 31 mai et toi brave Hanriot, avez-vous oublié le chemin de la Convention ? …Si vous me secondez les traîtres auront subi dans quelques jours le sort de leurs devanciers. Si vous m’abandonnez, vous verrez avec quel calme je saurai boire la ciguë… »

Les Jacobins l’acclamentCouthon propose que le club chasse de son sein tous les membres des comités qui ont voté à la Convention contre le discours de Robespierre et il en donne la liste. L'exclusion est votée, et ceux qui sont présents à la séance sont expulsés, frappés de coups et insultés. Collot d'Herbois demande la parole et monte à la tribune, mais le vacarme l’empêche de parler, Billaud-Varenne réclame avec énergie la parole, inutilement. Ils sont chassés de la salle sous les huées et les cris « À la guillotine ! ». 

Face à Robespierre se forme alors une vaste coalition menée par Billaud, Collot, Vadier, Amar et Lecointre, rejoints par quelques hébertistes et dantonistes. Robespierre est soutenu par le club des Jacobins, l’état-major de la Garde nationale dirigé par Hanriot, la Commune avec Fleuriot-Lescot et Payan, certains membres du Tribunal et de la justice, avec HermanDumas et Coffinhal

Robespierre espère ressaisir la majorité parlementaire à la Convention le lendemain. Il ne croit pas possible que ses ennemis puissent entraîner l'Assemblée7.

Dès que l’arrestation de Robespierre est connue vers 17 heures, la Commune convoque son conseil général à l’hôtel de ville, et vote une motion d’insurrection, fait sonner le tocsin pour appeler les patriotes aux armes et interdit aux concierges des prisons d’accepter de nouveaux détenus. Le général de la Garde nationaleHanriot, est envoyé au secours des cinq députés qui ont été conduits au Comité de sûreté générale. Sans attendre de renfort, il court aux Tuileries avec ses aides de camp pour délivrer les prisonniers, mais se fait prendre par les gendarmes qui les gardent, et est enfermé dans la même pièce qu’eux. Les cinq députés sont transférés dans des prisons séparées vers 7 heures. Robespierre va à la prison du Luxembourg. Le concierge, exécutant l’ordre de la Commune, refuse de le recevoir. Son escorte le conduit alors à la mairie, quai des Orfèvres, où il est libéré aux cris de « Vive la République ! Vive Robespierre ! ». Il est un peu plus de vingt heures. Les concierges des autres prisons acceptent de recevoir les autres prisonniers qui sont écroués.

À cette heure, la situation évolue en faveur des insurgés. Pendant plusieurs heures, la Commune va disposer de forces très supérieures à celles de la Convention, en particulier en artillerie : 17 compagnies de canonniers (sur 30 qui demeurent à Paris) et 32 pièces répondent à l’appel. Les forces en présence se massent sur la place de Grève. Il est décidé d’aller libérer Hanriot et les cinq députés. Vers 21 heures, une forte colonne de canonniers et de gendarmes à cheval, commandée par Coffinhal, se dirige vers la Convention, enlève les postes de garde et délivre Hanriot. Ils ne rencontrent pas de résistance et auraient pu envahir la salle des séances de la Convention, mais ils ne le font pas et se replient sur la Commune.

Augustin Robespierre, le premier à être libéré, arrive à la Commune, décidé de former un Comité d’exécution de neuf membres. Une délégation vient prier Robespierre de rejoindre le Comité d’exécution. Son chef, Lasnier, Hanriot et Coffinhal tentent en vain de le convaincre. Robespierre refuse alors qu’il a, peu auparavant, conseillé à la Commune de fermer les barrières, de museler la presse et de faire arrêter les « députés traîtres ». Il n’entend pas sortir de la légalité pour diriger le soulèvement.

La Convention charge Barras du commandement militaire, et fait rassembler des troupes provenant des sections bourgeoises de l’ouest et du centre. Barère fait décréter la mise hors-la-loi des députés rebelles et des insurgés. Dès lors, la comparution devant le Tribunal révolutionnaire devient inutile.

Immobilisme des Jacobins

Intimidées par la mise hors-la-loi des insurgés, de nombreuses sections changent plusieurs fois de camp dans la nuit. Les hommes rassemblés sur la place de Grève depuis 6 heures du soir — 2 000 à 3 000  vers 10 heures du soir avec une trentaine de canons — demeurent inactifs. S’impatientant de leur longue inaction, travaillés par les agents de la Convention, ils finissent par quitter les lieux. « À 10 heures du soir, écrit Mathiez, presque toutes les sections étaient représentées par des détachements massés devant la Commune. Par contre, il n’y avait pour ainsi dire personne devant la Convention. À 2 heures du matin, ce fut l’inverse. »

La Commune se rend compte de la gravité de cette décision et envoie un billet pressant Robespierre de venir sur-le-champ. Quand le décret de mise hors-la-loi est connu, celui-ci se rend à la Commune. Le Bas et Saint-Just, libérés de leurs prisons respectives, le rejoignent à leur tour. Le Comité d’exécution se décide alors à prendre la seule mesure qui aurait été efficace si elle avait été prescrite en temps utile : l’ordre d’arrestation des membres des comités et députés. « Tous ceux qui n’obéiront pas à cet ordre suprême, dit l’arrêté, seront traités comme ennemis du peuple. » Mais ces résolutions sont prises trop tard. La masse des sans-culottes n’a pas bougé. Les Jacobins multiplient les résolutions, mais n’agissent pas.

Réunis à minuit  les partisans de Robespierre le pressent de monter à cheval ou à pied, d'appeler l'École de mars, de faire une proclamation au Peuple et de se porter vers la Convention afin de triompher d'elle. Le refus de Robespierre lui fait perdre définitivement la partie (il commencera deux heures plus tard seulement sa rédaction quand les envoyés de la Convention seront en train d'investir l'Hôtel de Ville où il s'est réfugié).

 

Prise de l'Hôtel de Ville

Vers 2 heures du matin, deux colonnes de la Convention, l'une, conduite par Barras regroupant les gardes nationaux des quartiers riches et venant par les quais, l'autre formée par Léonard Bourdon venant des rues Saint-Honoré et Saint-Martin, arrivent sur la place de Grève presque déserte. Les hommes de Bourdon entrent les premiers dans l’hôtel de ville sans résistance, un aide-de-camp d'Hanriot ayant livré le mot de passe des troupes de la Commune.

Le Bas se suicide d’une balle dans la tête, Augustin Robespierre se précipite d’une fenêtre et se brise une cuisse, Couthon poussé dans l’escalier est grièvement blessé, Maximilien se tire dans la bouche un coup de pistolet (version qui a pour elle, dit Mathiez, tous les témoignages datant du moment même) ou reçoit une balle dans le visage tiré par le gendarme Merda (version concurrente), à moins qu'il ne se soit blessé au cours d'un combat singulier avec l'un des assaillants de l'Hôtel de Ville (troisième version).

Saint-Just se rend à ses adversaires sans avoir été blessé.

Robespierre aurait, dans les derniers moments, hésité à signer cet appel à l’insurrection par scrupule légalitaire

Robespierre avait écrit les deux premières lettres de son nom Ro, quand un coup de feu parti du couloir séparant la salle du conseil général de celle du corps municipal retentit soudainement. Aussitôt on vit Robespierre s’affaisser, la plume lui échappa des mains et, sur la feuille de papier où il avait à peine tracé deux lettres, on peut remarquer de larges gouttes de sang qui avaient jailli d’une large blessure qu’il venait de recevoir à la joue..

Figure très controversée de la Révolution , Robespierre est incontestablement un des pères de la I ère république de France !!

 Robespierre demeure une figure majeure de l'histoire française, comme en témoigne la floraison des associations – les Amis de Robespierre pour le Bicentenaire de la Révolution (ARBR), créés à Arras en 1987, l'Association Maximilien Robespierre pour l'idéal démocratique (AMRID), fondée en 1988 par Marianne Becker – et publications depuis 1989, et un personnage controversé, partagé entre les tenants de l'école jacobine et ceux des écoles néo-libérale et contre-révolutionnaire, entre « des avocats et des procureurs ».

Ainsi, la mise en vente chez Sotheby's   d'un lot de manuscrits, comprenant des discours, des projets d’articles de journaux, des brouillons de rapports devant être lus à la Convention, un fragment du discours du 8 thermidor et une lettre sur la vertu et le bonheur, conservés par la famille Le Bas après la mort de Robespierre a suscité une mobilisation parmi les historiens et dans le monde politique ; Pierre Serna a publié un article intitulé : « Il faut sauver Robespierre ! » dans Le Monde, et la Société des études robespierristes lancé un appel à souscription, tandis que le PCF, le PS et le PRG alertaient le ministère de la Culture. Lors de la vente, l’État a fait valoir son droit de préemption pour acquérir le lot à 979 400 euros au nom des Archives nationales Ces manuscrits sont consultables en ligne sur le site des Archives nationales

Que faut- il retenir de ce personnage qu'on appelait  : l'Incorruptible ?

-Sa rigueur, sa passion son autorité , son autoritarisme .

-son génie révolutionnaire . Son éloquence, son talent d'orateur !

-Son désir de contrôler mentalement et philosophiquement le peuple en instaurant une nouvelle religion : « l'être suprême » 

-son obsession du danger:

*extérieur: les émigrés, les nobles , les royautés,

* intérieur : ses adversaires à la Convention 

-son engagement dans le combat pour l'égalité hommes et femmes ?

affirmant partager le point de vue des cartésiens sur l'égalité des sexes et soucieux de favoriser la mixité au sein des sociétés savantes, il soutient l'entrée de deux femmes de lettresMarie Le Masson Le Golft et Louise de Kéralio à l'académie des lettres d'Arras dont il était le directeur

Lorsque Robespierre rédigea son projet de déclaration des droits de l'homme, il associa, à la partie relative à un projet de  :

-limitation de la propriété privée,

-la suppression de la traite et de l'esclavage des Noirs, aussi scandaleux à ses yeux que la royauté et l'aristocratie terrienne. Il y désigna les navires négriers sous l'expression « longues bières »

-abolitionniste et antiraciste: Robespierre défendit l'abolition de l'esclavage et le droit de vote des gens de couleur, refusant, même seul, les concessions proposées le  par Bertrand Barère sur la reconnaissance constitutionnelle de l'esclavage.

Au club des Jacobins en 1793, les députés Bourdon de l'Oise, Chabot, Robespierre, Jeanbon Saint-André, Legendre, Maure et d'autres sociétaires reçoivent avec enthousiasme une délégation de Noirs, notamment la vieille femme Jeanne Odo de 114 ans. Ils applaudissent quand Chabot jure solidarité avec les hommes de couleur

  • il se bat pour le droit de vote aux affranchis; d'où sa célèbre exclamation, déformée avec le temps,  « Périssent les colonies s'il doit vous en coûter votre bonheur, votre gloire, votre liberté "

  •  quand les Girondins firent voter à l'Assemblée législative un décret-loi accordant l'égalité des droits politiques de tous les hommes de couleur et noirs libres avec les colons blancs , Robespierre leur rendit grâce « au nom de l'Humanité » dans le   du Défenseur de la constitution, d'avoir « fait triompher une cause que j'avais plusieurs fois plaidée devant la même tribune. »

  • Défenseur de la liberté d'expression Robespierre défendit aussi les Sociétés populaires

  • en 1791 il condamne la peine de mort : il prononça un discours pour l’abolition de la peine de mort

  • Il soutient constamment les demandes des patriotes avignonnais à un rattachement de la principauté pontificale à la France. 

  • , iIl est en faveur de la liberté de la presse sur le modèle américain. Toutefois, il admet la nécessité de lois pénales qui la limitent contre les risques de diffamation personnelle. Robespierre laissa, à l'occasion des débats sur l'égalité des blancs et métis dans les colonies, la parole au mulâtre Julien Raymond 

  • - Ce n'était pas lui le « terroriste » le tyran  comme disaient ses opposants : c'était un fervent adepte du retour à la modération et au calme dans le pays 

« Robespierre, disait Napoléon en présence du général Gaspard Gourgaud et de   Montholon, a été culbuté parce qu'il voulait devenir modérateur et arrêter la Révolution »

-victime d'un complot des ultras pour l'éliminer : « les plus grandes violences depuis le commencement de l'année 1794, ont été provoquées par ceux-là mêmes qui ont écrasé Robespierre. Uniquement occupés, dans nos prisons, à rechercher dans les discours qu'on prononçait, soit aux Jacobins soit à la Convention, quels étaient les hommes qui nous laissaient quelque espoir, nous y voyions que tout ce qu'on disait était désolant, mais que Robespierre paraissait encore le moins outré »

le combattant contre la terreur : il se forma comme un axe Robespierre-Danton pour combattre la montée des Hébertistes et la déchristianisation qui se déchaîna en novembre 

Mort de Robespierre

Le  9 thermidor , les prisonniers furent conduits au Tribunal révolutionnaire, où Fouquier-Tinville fit constater l’identité des accusés, qui, mis hors la loi, ne bénéficiaient pas de procès.

Ainsi, Robespierre fut condamné sans procès et guillotiné l'après-midi même du 10 thermidor, sous les acclamations de la foule, en compagnie de vingt et un de ses amis politiques, dont Saint-Just et Couthon ainsi que son frère, Augustin Robespierre. Les vingt-deux têtes furent placées dans un coffre en bois, et les troncs rassemblés sur une charrette. On jeta le tout dans une fosse commune du cimetière des Errancis et l’on répandit de la chaux, afin que le corps du « tyran » Robespierre ne laissât aucune trace. Le lendemain et le surlendemain, quatre-vingt-trois partisans de Robespierre furent également guillotinés. Une épitaphe courut à son sujet282 :

"Passant,ne pleure point mon sort. si je vivais, tu serais mort. »

En 1840, des partisans de Robespierre fouillèrent le sol du cimetière des Errancis, alors fermé depuis une trentaine d’années, sans découvrir aucun corps.

Aussitôt après sa chute, le 9 thermidor de l’an  (II), Maximilien de Robespierre, décrété hors la loi, est exécuté sans procès le 10 thermidor  Il est amené en charrette sur la place de la Révolution (ancien nom de la place de la Concorde) en compagnie de 21 de ses partisans, dont son frère et Saint-Just, pour y être guillotiné.

71 personnes de plus seront exécutées le lendemain, essentiellement des membres de la Commune insurrectionnelle de Paris, 12 le surlendemain.

 

Adrien-Nicolas Gobeau, 53 ans, membre de la Commune, fut exécuté le premier. Quand ce fut le tour de Saint-Just de monter, il embrassa Georges Couthon, et, en passant devant Robespierre, il lui dit : « Adieu ». Maximilien de Robespierre fut exécuté en avant-dernier, le dernier fut Fleuriot-Lescot. Lorsqu’un des aides du bourreau arracha brusquement les linges qui lui soutenaient sa mâchoire, Robespierre poussa un cri de douleur. Il fut placé sur la bascule et le couperet tomba. La tête de Robespierre fut montrée au peuple, sous des applaudissements.

Les vingt-deux têtes furent placées dans un coffre en bois, les corps étant rassemblés sur une charrette qui se dirigea vers le cimetière des Errancis (ouvert en mars 1794). On jeta les têtes et les troncs dans une fosse commune et on répandit de la chaux vive pour que le corps de Maximilien de Robespierre ne laisse aucune trace

sources  : Wikipédia

-Histoire de France Larousse

Michel Biard :  Révolution et Consulat

Dupuy  :Nelle ostile d ela France contemporaine

 nouvelle histoire de la la Révolution française : JC Martin

Robespierre :Bessant-Massenet

Marc Belissa : Robespierre
 


 


 

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Tag(s) : #9 termidor d elan II chute d eRobespierre, #Histoire
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